Projet de loi de finances 2026 : la FAS fait 60 propositions d’amendements

 

La solidarité est en danger et le budget 2026 ne fait rien pour l’aider.

 

En France, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Chaque nuit, plus de 2 000 enfants dorment dehors.

Et les associations qui les accompagnent sont au bord de la rupture.

Pourtant, le projet de loi de finances 2026 prévoit une baisse de 14 % des crédits pour l’insertion.

 

👉 En Pays de la Loire, cela signifierait :

750 postes d’insertion supprimés

2 300 parcours vers l’emploi perdus

 

Dans le cadre de ce Projet de loi de finances 2026, la FAS a formulé plus de 60 propositions concrètes d’amendements, réparties sur plusieurs missions clés. Plusieurs amendements ont été co-construits et déposés conjointement avec d’autres organisations, traduisant une mobilisation collective pour faire du budget 2026 un levier de justice et de cohésion sociale.

Pour présenter ses propositions d’amendements, la FAS a été auditionnée du 20 au 23 octobre 2025 sur trois missions essentielles : Immigration, Asile et Intégration; Travail, emploi et administration des ministères sociaux et Solidarité, insertion et égalité des chances. Ces échanges nourris et constructifs ont permis de faire remonter les constats de terrain de notre réseau, de partager notre vision et nos préconisations dans le cadre du PLF 2026.

Pour en savoir plus sur les 60 propositions concrètes d’amendements de la FAS : C’est par ici !

👉 Retrouvez la liasse des amendements de la FAS ici

 

Ces propositions ont été transmises à chaque parlementaire de notre région afin qu’ils et elles puissent les examiner, amender le PLF et nourrir les échanges lors des débats qui auront lieu début novembre au sein de la commission des finances.

 

Ces mesures sont indispensables pour garantir la dignité et les droits des personnes en situation de précarité.

La solidarité n’est pas une option. C’est le cœur de notre République. 

 

 

 

Appel à projet | Pour la réalisation de diagnostics sociaux en bidonvilles – département de Seine Saint Denis

Les services de l’État en Seine-Saint-Denis lancent un appel à projet pour identifier un opérateur chargé de conduire des diagnostics sociaux en bidonvilles et campements illicites dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Le candidat retenu devra être en mesure d’intervenir sur l’ensemble du département de la Seine-Saint-Denis et en priorité sur le bidonville de Stains dit les “batêtes”, en vue  :

  • D’évaluer les situations sociales, sanitaires, professionnelles et administratives des habitants et les projets individuels et/ou collectifs des personnes.
  • D’identifier les freins et de proposer des préconisations concrètes dans le domaine notamment de l’insertion professionnelle, de l’accès à l’hébergement ou au logement et de la scolarisation.
  • De renforcer la coordination entre les différents acteurs locaux, soutenir les initiatives locales et accompagner les dynamiques collectives existantes.

Vous pouvez retrouver l’APP sur les sites de la DRIHL et de la préfecture

Les dossiers de candidature sont être adressés d’ici le lundi 25 août inclus, soit :

Direction régionale et interdépartementale

de l’Hébergement et du Logement de Seine-Saint-Denis

Mission urgences sociales et publics spécifiques

7 esplanade Jean Moulin

93000 BOBIGNY Cedex

« Mon corps ne vous appartient pas »

Depuis l’été dernier, le Pôle Asile de l’association Trajet à Rezé accueille de plus en plus de femmes dites « isolées ». Si le parcours d’exil de ces femmes les a conduites à une certaine forme d’isolement, elles transportent avec elles leur histoire, leurs liens familiaux et amicaux, leurs savoirs, de précieuses ressources et une grande résilience. Isolées mais pas seules, isolées avec des droits.

 

Le contexte social général tend à renforcer la vulnérabilité et l’invisibilisation de toutes les personnes en demande d’asile. Néanmoins, la peine est plus lourde pour les femmes et minorités de genre, cibles de violences particulières liées à leur genre. Bérangère BELAUD et Andréa MARTIN sont travailleuses sociales sur le Pôle Asile de l’association Trajet et nous rapportent leur effroi face à des témoignages toujours plus terribles, plus emprunts de violences : « On observe une gradation qu’on ne pensait pouvoir atteindre ».

 

Souvent causes du départ, ces violences se perpétuent tout au long du parcours migratoire et à l’arrivée en France. Dans l’attente d’une orientation en hébergement adapté, beaucoup d’entre elles voient leur corps objectifié, marchandisé, à la rue ou chez des tiers. Et lorsque leur demande d’asile est rejetée, ces femmes sont à nouveau jetées en pâture : « On les accueille, les accompagne, les soutient dans leur demande d’asile. On partage ces moments de douleur. Tout ça pour les voir arriver face à un mur dès que la procédure se termine car elles ne sont pas reconnues dans ces souffrances, dans ces parcours. On doit à notre tour être violent.es, leur dire qu’elles n’ont plus le droit d’être ici et qu’elles doivent quitter leur lieu d’hébergement ».

Animée par la colère face à l’absence de reconnaissance de ces parcours, l’équipe du Pôle Asile a souhaité agir en faveur du rétablissement de l’estime de soi, de la réparation. Elle a créé un espace collectif, en non-mixité choisie, dédié à l’expression et au partage : « Il fallait qu’elles sachent qu’elles ne sont pas seules ».

Ateliers bien-être, soins du corps, partage d’expériences, les femmes ont répondu à l’appel de ces premiers temps privilégiés : « On a senti qu’il y avait quelque chose à saisir, une envie germait ».

 

Le vote de la loi Asile et immigration est venu donner un nouveau coup de massue en ce qu’il nie de l’histoire, de la légitimité et de la capacité des personnes concernées à se raconter.

A la veille du 8 mars, Journée internationale pour la lutte des droits des femmes, les deux professionnelles ont donc décidé de se saisir de la dynamique initiée par ces ateliers pour proposer un nouveau format dédié à la connaissance et l’appropriation de ces droits.

 

Après une première séance en non-mixité, les femmes ont unanimement choisi de convier les hommes à marcher à leurs côtés, lors de la mobilisation intersyndicale du vendredi 8 mars à Nantes. Une semaine avant la marche, toutes et tous se sont réuni.es pour créer des pancartes qui leur ressemblent, qui portent une partie d’elles et eux.

Adar, Alpha, Ayoub, Clarisse, Edwige, Fatime, Fizuli, Habdallah Jos et Ibrahima écrivent : « Mon corps ne vous appartient pas », « Non à l’excision », « Non au mariage forcé », « Eduquez vos fils « , « Khalass ! »[1] ; des messages forts  pour sortir de la honte, se réapproprier son corps et sa voix.

L’occupation de l’espace public par la marche est un symbole particulièrement fort quand on sait la réalité du sans-abrisme chez les personnes exilées, quel que soit leur statut administratif. Être visible, scander sa réalité, c’est reprendre sa légitimité à exister et à se projeter.

À l’heure où la pratique du travail social est fortement mise à l’épreuve, ces temps privilégiés viennent rendre du sens à la démarche d’accompagnement des professionnel.les et leur juste place aux personnes concernées.

L’occasion de rappeler que depuis le 16 janvier 2024, la Cour de Justice de l’Union européenne reconnaît que la violence à l’encontre des femmes, fondée sur le genre, est une forme de persécution pouvant donner lieu en tant que telle à une protection. Il appartient désormais aux administrations et institutions de faire reconnaître ce droit à la protection et de le décliner à travers tous les domaines des politiques publiques. Nous espérons notamment que le Schéma régional d’accueil des demandeur.euses d’asile et réfugié.es saura prendre la juste mesure de ces enjeux essentiels.

 

[1] « Assez, ça suffit ! » en langue arabe.

 

Retrouvez le plaidoyer FAS « Santé des femmes en situation de précarité » 

 

 

 

 

Appel à projets AVDL

 

Ce nouvel appel à projet concernant le dispositif d’accompagnement vers et dans le logement (AVDL) est le troisième appel à projets pluriannuel consécutif lancé en Île-de-France et concerne la période 2024-2027.

Comme les précédents, il souhaite donner aux opérateurs retenus le temps nécessaire pour préparer les ménages loin du logement. L’objectif est également de contribuer à accélérer le relogement des ménages qui attendent une proposition de logement adapté.
Sa mise en œuvre reste fondée sur les principes de “l’aller-vers” et de l’autonomisation des personnes accompagnées

Chaque opérateur est invité à se positionner au niveau départemental, avec la possibilité de candidater sur plusieurs départements, au bénéfice de l’ensemble des ménages reconnus prioritaires au droit au logement opposable ou au titre de l’article L441-1 du CCH.
Cet appel à projet appelle également des candidatures au bénéfice des ménages en situation d’habitat indigne et ouvre pour la première fois la porte à des accompagnements à destination de situations spécifiques et complexes qu’il reviendra aux candidats de présenter avec précision.
L’AVDL en Île-de-France sera ainsi doté des compétences qui lui permettront d’accompagner le mieux possible les situations les plus difficiles.
Intégrant un enjeu fort de complémentarité des actions sur les territoires, il aura le souci de s’appuyer simultanément sur la compétence d’associations reconnues depuis de nombreuses années et sur le dynamisme qu’apporteront des acteurs nouveaux.

Lancé dans un contexte inflationniste et de difficulté à recruter des travailleurs sociaux expérimentés, l’appel à projet 2024-2027 visera une croissance raisonnée du dispositif et une réévaluation de leur financement unitaire qui intégrera notamment les compléments de traitements indiciaires prévus par le décret du 30 novembre 2022.
L’exigence de qualité des accompagnements menés et de l’utilisation des subventions allouées sera renforcée dans le pilotage des conventions à venir.

Ce nouvel appel à projet concernant le dispositif d’accompagnement vers et dans le logement (AVDL) est le troisième appel à projets pluriannuel consécutif lancé en Île-de-France et concerne la période 2024-2027.

Les candidatures feront l’objet d’un double examen départemental et régional, pour des réponses courant novembre et un déploiement à compter du 1er janvier 2024.

Retrouvez toutes les précisions dans l’appel à projets ci-dessous.

Lire les détails de l’appel à projet

Soumettez votre projet à la Fondation Caritas France !

La Fondation Caritas France finance les projets qui donnent des réponses concrètes aux problématiques de mobilité, d’accès à l’emploi et à la formation, d’accès aux soins, d’habitat vétuste ou dégradé, d’inclusion numérique, …, et qui permettent l’autonomisation des bénéficiaires.

Votre projet apporte une réponse concrète et immédiate aux besoins des personnes démunies en France : accès aux soins/hygiène, accès à l’alimentation, moyens de communication, mise à l’abri… vous pouvez soumettre votre dossier !

Toutes les informations de l’appel à projets par ici !

Lancement du projet interrégional FAS Ile-de-France, Nouvelle-Aquitaine et PACA-Corse « Publics LGBTI en situation de précarité »

En 2020, la Fédération des Acteurs de la solidarité (FAS) Ile-de-France, en partenariat avec des associations communautaires LGBTI parisiennes et des associations de l’urgence sociale franciliennes, publie une enquête sur l’accueil et l’accompagnement des personnes LGBTI dans l’hébergement en IdF. Cette enquête montre les besoins des professionnel.le.s du secteur en termes de formation et d’outillage sur les thématiques liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, ainsi que la nécessité de reconnaître les LGBTIphobies comme facteurs de sur-précarisation. Un guide pratique est publié en 2021 « Accueillir et accompagner les personnes LGBTI dans l’hébergement » et des formations sur les réalités psychosociales des personnes trans précaires, sur l’exil des personnes LGBTI sont proposées avec les associations OUTrans, Acceptess-T et l’ARDHIS.

Dans le cadre d’un projet interrégional et le soutien du FAR de la FAS nationale, les FAS Ile-de-France, PACA-Corse et Nouvelle-Aquitaine travaillent ensemble pour réaliser un diagnostic des besoins des associations du secteur de l’urgence sociale et des associations communautaires qui accompagnent les publics LGBTI en situation de précarité sur les 2 régions.

Vous êtes professionnel.le ou bénévole du secteur AHI-Asile ou d’une association communautaire LGBTI en Nouvelle-Aquitaine ou en PACA-Corse ?

Nous avons besoin de vos réponses !

Cliquez ici pour répondre au questionnaire 

afin de mieux appréhender l’accueil et l’accompagnement des publics LGBTI dans les structures d’hébergement et par vos associations, et de vous proposer des temps de rencontre pour travailler cet accompagnement.

Dans un second temps, le projet aura pour objectif via le développement d’ateliers, de rencontres et éventuellement de formation :

  • de favoriser l’interconnaissance entre le secteur AHI-Asile et les associations LGBTI de vos territoires
  • de questionner les postures d’accompagnement  de ce public
  • de monter en compétence sur les thématiques liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans un contexte de précarité, ce qui favorisera le recours et l’accès aux dispositifs de droit commun pour les personnes LGBTI
  • de s’outiller et d’identifier les ressources pour améliorer l’accompagnement du public LGBTI