En 2022, l’Etat lance le Contrat d’engagement jeune, visant à accompagner tous les jeunes de
moins de 26 ans (ou 29 ans en présence d’une RQTH1) évincés durablement du marché du
travail, qui ne sont ni en emploi ni en formation. Le parcours d’accompagnement proposé
s’articule autour de 15h à 20h d’activités, pour une période pouvant aller jusqu’à 18 mois. La
notion de référent de parcours est pleinement intégrée à ce dispositif. Pour les jeunes sans
ressource, une allocation pouvant aller jusqu’à 500 €/mois est mobilisable.
Parmi ces jeunes, une partie est identifiée « en rupture », nécessitant d’une part une approche
complémentaire de repérage et de remobilisation et d’autre part des modalités d’engagement
adaptées en raison de difficultés pouvant être diverses : logement, santé, mobilité, rupture
institutionnelle, etc.
Le volet « Jeunes en rupture » du CEJ, financé par un appel à projet de la Stratégie pauvreté en
2022, vise donc à répondre à l’ensemble des freins rencontrés par une partie du public jeune.
Des consortiums ont ainsi été retenus dans l’ensemble des départements, mettant en oeuvre
un ou plusieurs volets :
- Accompagnement global du jeune en rupture en amont et pendant le CEJ
- Accompagnement logement approfondi des jeunes en rupture
- Accompagnement mobilité approfondi des jeunes en rupture
Les difficultés de logement et l’absence de logement stable ont été, dès le départ, pointées
comme une difficulté du public jeune ciblé par le CEJ-R (rupture familiale, sortie sèche de l’ASE,
etc.), mais aussi comme un facteur déterminant du parcours d’insertion.
Les SIAO sont donc amenés à interagir avec les référents du consortium et la construction du
parcours résidentiel des jeunes accompagnés dans le cadre du CEJ-R. Ainsi, parallèlement à
l’appel à projet, des postes de référents dédiés à l’accès à l’hébergement et au logement des
jeunes en rupture ont été créés dans les SIAO.