Des inégalités structurelles et une invisibilisation sociale
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Des inégalités économiques qui fragilisent l’autonomie des femmes
Les femmes sont plus exposées à la précarité en raison d’inégalités persistantes sur le marché du travail. Elles perçoivent en moyenne des salaires inférieurs à ceux des hommes et occupent davantage d’emplois précaires ou à temps partiel, ce qui renforcent le risque de pauvreté et limitent l’autonomie financière. De plus, la pénibilité des métiers dits « féminins » (comme les secteurs de l’entretien ou de la petite enfance) reste encore mal prise en compte par les employeurs et les pouvoirs publics.
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L’impact des violences sexistes et sexuelles
Les violences jalonnent les vies des femmes en situation de précarité, qui sont exposées à un continuum de violences de genre (violences sexistes et sexuelles, mutilations génitales féminines, violences intrafamiliales et conjugales…). Elles sont une des principales causes d’entrée dans la précarité, pouvant provoquer des ruptures de vie brutales, des départs du domicile, une perte de stabilité. Sous-estimées et insuffisamment prises en charge, elles s’ajoutent aux autres formes d’inégalités et renforcent renforcent l’isolement, la précarité, les risques de santé des femmes.
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Lever les freins à l’insertion professionnelle
Même lorsque la situation économique s’améliore, de nombreuses femmes restent éloignées ou fragilisées sur le marché du travail. Charge de la garde des enfants, difficultés de mobilité, précarité du logement, problèmes de santé ou isolement sont autant de freins à l’accès ou au maintien dans l’emploi. Ces contraintes, souvent invisibilisées, limitent leur autonomie et renforcent les inégalités. Il est essentiel de les considérer afin de garantir un accès effectif à un emploi stable, durable et compatible avec leurs réalités de vie.
4 leviers pour défendre l’égalité femme-homme
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01
La formation initiale et continue
des intervenant·es sociaux à la prise en compte du genre dans l’accompagnement social
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02
La production d’études et de statistiques
sur les liens entre genre et exclusion
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03
Une meilleure prise en compte globale
notamment à travers la création de 2000 places d’hébergement spécialisé pour femmes victimes de violences
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04
Davantage d’actions de prévention
sur les violences de genre auprès du grand public et des jeunes
Combattre la précarité par l’égalité réelle
La précarité des femmes est étroitement liée à des inégalités structurelles persistantes
écarts de salaires, emplois précaires, monoparentalité majoritairement féminine, exposition aux violences. Ces facteurs cumulatifs augmentent les risques de rupture de parcours. Il est essentiel de mieux identifier ces réalités dans les politiques publiques afin de rendre visible un public souvent invisibilisé.
Ajuster l’accompagnement aux réalités de terrain
la FAS appelle à adapter réellement les dispositifs d’accompagnement et d’hébergement. Les solutions proposées doivent correspondre précisément aux besoins spécifiques des femmes, en particulier celles isolées avec enfants et victimes de violences. Les actions de prévention contre les violences sont un levier indispensable pour lutter contre la précarité, comme « Un Abri pour Toutes » porté par la FAS et la Fondation des femmes.
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