Participation

La participation désigne l’implication des personnes concernées dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques sociales et des accompagnements qui les concernent. Elle repose sur la reconnaissance de leur expérience et vise à construire des réponses plus justes et plus efficaces.

LE CONSTAT

Un cadre législatif inégalement appliqué

  • Une avancée majeure

    La loi du 2 janvier 2002 a constitué un tournant en affirmant le droit des personnes accompagnées à participer aux décisions qui les concernent. Elle a structuré des outils essentiels (CVS, projets d’établissement, livret d’accueil) et posé les bases d’une culture de la participation dans les secteurs social et médico-social.

  • Une dynamique inégale

    Depuis les années 2010, la participation est progressivement intégrée aux politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Toutefois, sa mise en œuvre reste variable selon les territoires, les secteurs et les institutions.

  • Une ambition politique réaffirmée

    Le Plan pluriannuel contre la pauvreté (2013) puis la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté (2018) ont affirmé la nécessité de renforcer la participation des personnes concernées, sans parvenir à généraliser concrètement les dispositifs de co-construction.

Nos propositions

4 leviers prioritaires pour renforcer la participation

Notre position
Faire de la participation un principe structurant des politiques sociales

Un levier qui doit être généralisé

La participation des personnes concernées constitue un droit fondamental issu de la loi 2002-2. Elle doit être pleinement reconnue comme un pilier de la démocratie sociale et de l’action publique. Les ambitions portées par les politiques publiques depuis 2013 et 2018 doivent se traduire par une mise en œuvre effective, durable et homogène de la participation à tous les niveaux de décision. 

Une participation réelle, effective et co-construite

Un changement de modèle nécessaire

Les personnes concernées apportent une expertise d’usage essentielle à la compréhension des réalités sociales et à l’amélioration des politiques publiques. La participation doit dépasser la consultation pour aller vers la co-construction et, lorsque cela est possible, la co-décision. Elle implique un changement de regard sur la place des personnes dans l’élaboration des politiques sociales.