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Mobilisation du 12 au 17 octobre : et si nous arrêtions vraiment ?

Pour la première fois depuis des décennies, les financements publics consacrés aux solidarités sont en baisse, alors même que la pauvreté atteint des niveaux historiques et que les besoins sociaux ne cessent d’augmenter. 

Mobilisons-nous pour défendre les solidarités

Les associations de solidarité jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté, l’accès aux droits, l’hébergement, le logement, l’insertion et l’accompagnement des personnes les plus vulnérables.

Pourtant, alors que la pauvreté atteint des niveaux historiques et que les besoins sociaux augmentent, les associations font face à une fragilisation croissante de leurs financements et de leurs moyens d’action.

Cette situation a des conséquences directes sur leur capacité à accueillir, accompagner et protéger les personnes. Partout en France, des structures réduisent leurs activités, des dispositifs d’accompagnement sont menacés, des emplois sont supprimés et certaines associations sont contraintes de fermer leurs portes.

Face à cette situation, la FAS alerte sur l’urgence de préserver les moyens consacrés aux solidarités et appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures à la hauteur des besoins.

Enquête

« Associations de solidarité : l’étau se resserre »

Les résultats de l’enquête 2026 de la FAS sur la situation des associations témoignent de l’ampleur des difficultés rencontrées par le secteur.
  • 45 % des structures ont réduit ou fermé au moins une activité en 2025
  • 4/5 anticipent une dégradation ou une incertitude totale de leur activité dans les douze prochains mois
  • 77 % constatent une baisse de leurs financements

Ces chiffres montrent les difficultés croissantes des associations et les risques qui pèsent sur la continuité de leurs missions. Lorsque les structures manquent de moyens, ce sont des réponses essentielles qui disparaissent pour les personnes accompagnées et les territoires.

Dès septembre 2025, la FAS alertait sur la fragilisation profonde du secteur dans son enquête « Associations de solidarité en voie de disparition ». À cette date, 50 % des structures interrogées constataient une dégradation de leur trésorerie et 30 % étaient susceptibles de se trouver en situation critique à la fin de l’année 2025.

Pour suivre l’évolution de la situation, la FAS a réactualisé en 2026 son enquête auprès de son réseau de plus de 900 organisations adhérentes, implantées sur l’ensemble du territoire.


Une mobilisation nationale

« Et si nous arrêtions vraiment ? »

Face à la dégradation des conditions d’action des associations, la FAS alerte à nouveau : les solidarités ne peuvent pas être considérées comme une variable d’ajustement budgétaire.

À travers la campagne « Et si nous arrêtions vraiment ? », la FAS et ses partenaires ont appelé les associations, les professionnel·les, les bénévoles, les personnes accompagnées et les personnes concernées à faire entendre leur voix et à alerter sur les conséquences du manque de moyens.

Cette mobilisation nationale, organisée du 12 au 17 octobre 2026, a donné lieu à des initiatives sur de nombreux territoires et à un rassemblement à Paris le 15 octobre, aux côtés du collectif interassociatif constitué sous l’égide de l’Uniopss, les réseaux associatifs et les partenaires sociaux.

De Bourges à Caen, Lille, Lyon, Montpellier, Nantes, Toulouse et Paris, les initiatives locales ont contribué à faire entendre la voix des solidarités.

La campagne a également été largement relayée dans les médias, avec plus d’une centaine de retombées presse recensées par la FAS.


Les kits et ressources de mobilisation

Pour accompagner les associations et faciliter la diffusion de ses messages, la campagne s’est appuyée sur des outils de mobilisation et des supports de communication.

Ces ressources restent consultables. Elles permettent de retrouver les contenus de la campagne, de relayer ses messages et de s’inspirer des actions menées pour sensibiliser aux difficultés du secteur associatif.

Et maintenant ? Nous poursuivons

La mobilisation d’octobre 2026 est terminée, mais les enjeux restent pleinement d’actualité. La FAS poursuit son plaidoyer pour défendre les moyens nécessaires aux associations et porter des propositions dans le cadre des débats budgétaires.


Ils ont déjà rejoint la mobilisation :

L’Uniopss et l’ensemble des Uriopss ; La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et les FAS régionales ; Collectif ALERTE ; Adédom ; ADMR ; AIDES ; AIRe ; ANECAMSP ; APF France handicap ; Association Addictions France ; Association Aurore ; CFDT Santé-Sociaux ; Coallia ; Centre d’Action Sociale Protestant ; Cohabilis ; Emmaüs France ; FAPIL ; Fédération de l’entraide protestante ; Fédération des Centres sociaux et socioculturels de France ; Fédération générale des PEP ; Fédération des Maisons d’accueil hospitalières ; Fédération nationale des Associations pour la petite enfance ; Fédération nationale des Ecoles des parents et des éducateurs ; Fédération Promotion Santé ; Fédération Santé et Habitat ; FISAF ;  France Terre d’Asile ; Fondation Armée du Salut ; Fondation COS Alexandre Glasberg ; Fondation la Vie au grand air ; Fondation Les Diaconesses de Reuilly ; Fonds social juif unifié (FSJU) ; GIHP National – Synergihp ; L’arche en France ; La Cimade ; Le Mouvement associatif ; Médecins du Monde ; Mission Populaire Evangélique de France ; Moissons Nouvelles ; Œuvre de secours aux enfants (OSE) ; Petits Frères des Pauvres ; Secours Catholique ; Sidaction ; Solidarités Nouvelles pour le Logement ; UNA ; Vacances ouvertes ; AD-PA ; ATD Quart Monde ; Collectif Handicaps ; FNADEPA ; GNDA ; Nexem ; UDES ; Unafo ; Unaforis ; Unassi ; Unccas ; Unapei