Mobilisons-nous pour défendre les solidarités
Pour la première fois depuis des décennies, les financements publics consacrés aux solidarités sont en baisse, alors même que la pauvreté atteint des niveaux historiques et que les besoins sociaux ne cessent d’augmenter.
Cette situation fragilise directement les associations et les personnes qu’elles accompagnent. Partout en France, des structures sont contraintes de réduire leur activité, des places d’hébergement et des dispositifs d’accompagnement sont menacés, des emplois sont supprimés et certaines associations ferment leurs portes.
STOP. Face à cette crise, nous ne pouvons pas rester silencieux ! Le Gouvernement doit prendre la mesure de l’urgence et cesser de regarder ailleurs.
Et si nous arrêtions vraiment ?
« Mes très cher·es ami·es,
Je souhaite par ce message nous appeler, vous appeler, à la mobilisation la plus puissante possible, la semaine du 12 au 17 octobre prochain, alors que se décidera au Parlement le budget de l’État et, avec lui, le sort des politiques de solidarité que vous faites vivre au quotidien. […] »
Une mobilisation nationale
La FAS appelle à une mobilisation massive, du 12 au 17 octobre, à la veille de l’examen du projet de loi de finances au Parlement, avec un temps fort le 15 octobre, aux côtés du collectif interassociatif constitué avec l’Uniopss, les réseaux associatifs et les partenaires sociaux.
Toutes les associations et structures sont invitées à définir et mettre en œuvre les modalités de mobilisation les plus adaptées à son contexte et à ses capacités d’action. La FAS accompagnera de toutes ses forces les initiatives prises sur l’ensemble du territoire.
Des initiatives partout en France
Plusieurs propositions ont déjà été formulées par les adhérents :
- Interpeller massivement les responsables publics nationaux et locaux,
- Relayer la mobilisation et les témoignages des associations sur les réseaux sociaux,
- Faire une grève du zèle sur les formalités administratives,
- Suspendre les admissions si les conditions d’accompagnement ne sont pas réunies,
- Élire symboliquement le Premier ministre comme trésorier de chaque association,
- Investir l’espace public avec des actions fortes et visibles.
Ces propositions sont autant de pistes : chaque structure pourra s’en saisir, les adapter ou imaginer d’autres formes d’action en fonction de sa situation.
Défendre les solidarités, c’est défendre notre cohésion sociale
Les associations de solidarité sont en première ligne face à l’augmentation de la pauvreté et des besoins sociaux. Elles accompagnent, hébergent, protègent, favorisent l’accès aux droits et construisent chaque jour des solutions avec les personnes concernées.
La solidarité n’est pas une dépense que l’on peut réduire sans conséquences. Elle est un choix de société, indispensable à notre cohésion sociale.