À l’occasion de la Journée mondiale des réfugié·es, la FAS met en lumière un enjeu déterminant pour l’inclusion des personnes réfugiées en France : l’accès effectif aux droits sociaux.
Les bénéficiaires de la protection internationale font face à des obstacles spécifiques dans l’accès à leurs droits sociaux : ruptures administratives au moment du changement de statut, méconnaissance des dispositifs, barrières linguistiques, complexité des démarches. Or, un accès effectif et rapide aux prestations de la CAF conditionne directement leur capacité à se stabiliser et à reconstruire leur vie en France après leur parcours d’exil et leurs démarches de demande d’asile.
Des délais ou des ruptures dans l’ouverture de ces droits peuvent fragiliser des parcours déjà précaires et alourdir la charge des structures d’accompagnement. Améliorer la fluidité de cet accès constitue donc un enjeu majeur.
Dans ce contexte, la FAS nationale, en partenariat avec la CNAF, a lancé en 2025 une expérimentation visant à faciliter l’accès aux prestations sociales de la CAF pour les bénéficiaires de la protection internationale.
La spécificité de leur accès aux droits justifie un accompagnement spécialisé, tant du côté des associations adhérentes de la FAS que du réseau des CAF. Cette démarche s’appuie notamment sur les dispositifs déjà existants : référents BPI, conventions de partenariats, référentiels et autres outils mobilisés sur les territoires.
Dans le cadre de cette expérimentation, des rencontres ont été organisées dans 4 départements. Elles avaient pour objectif de renforcer l’interconnaissance entre les acteurs, d’échanger autour des pratiques actuelles, de mettre en lumière les éventuels freins rencontrés et de réfléchir ensemble aux pistes d’amélioration et de partenariat.
Sur la base de ces échanges, l’objectif est désormais d’élaborer un référentiel de bonnes pratiques destiné au réseau de la FAS et au réseau des CAF afin de favoriser un accès plus fluide aux droits sociaux pour les bénéficiaires de la protection internationale.
En cette Journée mondiale des réfugié·es, cette initiative rappelle que l’accès aux droits constitue un levier essentiel de l’inclusion. Garantir aux personnes protégées un accès effectif aux prestations sociales, c’est leur permettre de se projeter dans l’avenir et de construire durablement leur place dans la société.