Actualité | 8 juillet 2026

Monsieur le Premier ministre, entendre les associations de solidarité, c’est entendre la réalité du pays

Face à l’urgence sociale, la FAS rappelle la nécessité absolue d’un dialogue avec les pouvoirs publics. À travers cette vidéo de mobilisation, nous dénonçons l’absence de réponse et de temps accordé du Premier ministre de recevoir les représentants du secteur de la solidarité et appelons à entendre les alertes des associations engagées sur le terrain.

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Face à l’urgence sociale, la FAS rappelle la nécessité absolue d’un dialogue avec les pouvoirs publics. À travers cette vidéo de mobilisation, nous dénonçons l’absence de réponse et de temps accordé du Premier ministre de recevoir les représentants du secteur de la solidarité et appelons à entendre les alertes des associations engagées sur le terrain.

Notre réseau représente plus de 930 associations et 3 500 structures qui accompagnent les personnes les plus vulnérables. Il rassemble plus de 15 000 professionnel·les mobilisé·es sur le terrain, 30 000 salarié·es en insertion et plus d’un million de personnes accompagnée au quotidien dans leurs parcours vers le logement, l’emploi et l’accès aux droits.

Aujourd’hui se dresse un constat alarmant : la précarité et la pauvreté atteignent des niveaux inédits depuis trente ans.

  • 350 000 personnes sont sans domicile, dont 2 500 enfants
  • 2,9 millions de ménages attendent un logement social
  • 4,4 millions de personnes sont éloignées ou privées d’emploi

Face à ces urgences, les associations sont en première ligne. Elles accueillent, accompagnent, orientent et défendent l’accès aux droits pour des millions de personnes. Alors que les besoins sociaux ne cessent d’augmenter, les associations de solidarité sont confrontées à une diminution de leurs moyens et à des contraintes toujours plus fortes. Les financements des associations de solidarité ne cessent de diminuer. On leur demande de faire toujours plus avec toujours moins.

Les associations ne peuvent continuer à répondre seules à une crise sociale d’une telle ampleur. Une association sur trois est actuellement menacée. Le Gouvernement et le Parlement doivent entendre cette réalité et agir.

En ne prenant pas le temps de recevoir la Fédération des acteurs de la solidarité, le Premier ministre n’ignore pas seulement notre réseau : il tourne le dos à tout un secteur.

Monsieur le Premier ministre, entendre les associations de solidarité, c’est entendre la réalité du pays.

Retrouvez l’article du Canard enchaîné