La culture, un droit fondamental trop souvent ignoré
Reconnue par la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) et la Déclaration de Fribourg (2007), la participation à la vie culturelle est un droit fondamental. En France, la loi de 1998 contre les exclusions en fait un objectif national, réaffirmé par les lois NôTRE (2015) et Égalité-Citoyenneté (2016). Pourtant, pour les personnes en situation de précarité, ce droit reste largement théorique, freiné par des obstacles financiers, psychologiques et organisationnels.
La culture au cœur de l’accompagnement social
Pour la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), la culture n’est pas un accessoire : elle structure les identités, renforce le pouvoir d’agir, favorise la déstigmatisation et contribue à la cohésion sociale. Les projets culturels constituent de véritables outils d’intervention sociale, permettant remobilisation des personnes, développement de la citoyenneté et ouverture des structures sur leur territoire.
8 axes pour faire vivre les droits culturels
La FAS articule son plaidoyer autour de huit leviers d’action complémentaires. Il s’agit d’abord de cadrer en inscrivant les droits culturels dans tous les textes réglementaires du secteur social (AHI, IAE, DNA), puis de financer grâce à des budgets pérennes issus du ministère de la Culture et des DRAC. La FAS appelle également à objectiver les apports de la culture au travail social via une méthodologie d’évaluation, et à former les intervenants sociaux aux droits culturels dès leur formation initiale. Les quatre derniers axes visent à agir avec le secteur culturel pour développer l’accueil des publics précaires, à collaborer en construisant des réseaux territoriaux culture/social, à autonomiser les personnes accompagnées dans leurs propres pratiques culturelles, et enfin à ouvrir les structures sociales comme lieux de culture à part entière.
Des outils concrets portés par la FAS
La FAS soutient son réseau via plusieurs dispositifs : le programme Respirations (lien culture-social-éducation populaire), le Fonds d’initiatives locales contre l’exclusion (FILE), le programme Vacances pour tou·te·s en partenariat avec l’ANCV, et l’agrément Service Civique pour des missions culturelles. Des initiatives inspirantes comme les petits-déjeuners culturels de La Chorba ou le tiers-lieu Les Amarres (Association Aurore) illustrent concrètement ces possibilités.
- de favoriser l’appropriation du plaidoyer culture de la FAS par le réseau ;
- de décliner ce plaidoyer en actions, portées avec le réseau, avec des associations partenaires et avec les pouvoirs publics ;
- d’animer un groupe de travail national reflétant la diversité des acteurs du réseau.