Qu’est-ce que la désistance ?
La désistance comprend l’ensemble des « processus qui mènent à s’éloigner de la délinquance ». A l’instar des valeurs du travail social qui s’appuie sur l’environnement, les besoins et les aspirations des personnes accompagnées, les études relatives à la désistance insistent sur la nécessité de travailler sur la globalité de la situation de la personne et de son environnement ; afin que celle-ci soit en capacité de ne plus se définir elle-même en tant que personne délinquante ou criminelle, en développant notamment son pouvoir d’agir. Les travailleur·euse·s sociaux·ales accompagnent alors les personnes placées sous main
de justice dans ce processus via l’application des règles éthiques et déontologiques du
travail social.
Travail Social et désistance
La défense du travail social comme facteur de désistance portée par la FAS, ainsi que toutes les actions qui en découlent, contribuent à préserver et à cimenter le pacte social ; contrairement au tout carcéral répondant surtout à une demande de répression et à un sentiment d’insécurité décorrélé du niveau réel de délinquance. Il est alors essentiel de sensibiliser toutes et tous sur les politiques pénales actuelles, ses objectifs et ses limites. Cela passe inévitablement par une nécessité de lever les préjugés et les représentations sur la justice, les justiciables et sur le rôle du travail social en général. Ce changement de regard doit s’accompagner d’une promotion des mesures judiciaires donnant toute sa place au travail social. Le développement de ces mesures répond alors aux besoins réels de la société, des victimes et de la personne condamnée.