Auvergne-Rhône-Alpes Santé

Santé mentale, exil et accompagnement

Lundi 10 et mardi 11 mai 2027 - 14h

Date et durée : 10/05/2027 - 2 jours
Lieu : FAS Aura, 63 rue Smith, 69002 Lyon
Type de formation : En présentiel
Public : Professionnel.le.s de l’accompagnement (travail social et soin) des personnes exilées
Prix : Adhérent : 540 euros net de taxes Non-adhérent : 690 euros net de taxes

Objectifs

  • Mieux cerner les enjeux psychiques de l’exil
  • Être capable d’utiliser les termes adaptés au champ des migrations
  • Affiner sa place d’accompagnateur.ice autour des enjeux de santé mentale et dans le les liens partenariaux avec les soignants
  • Prendre du recul sur des sujets sensibles tels que le traumatisme
  • Accompagner les enjeux familiaux et de parentalité

Programme

  • Jour 1 – matin : Le contexte législatif / Présentation de l’enquête « Habiter en CHRS » et observations issues de l’enquête
  • Jour 1 – après-midi : Éléments de clinique de l’exil : phénoménologie de Métraux / les bases de la santé mentale / Causes possibles de la souffrance psychique chez les personnes exilées / Partage de victoires cliniques
  • Jour 2 – matin : Sensibilisation au psychotrauma / Les effets de la migration sur la famille / Les différents types de récits et leur rôle
  • Jour 2 – après-midi : Le soin en santé mentale / L’adressage vers le soin et l’articulation du sanitaire et du social / Le rôle des accompagnateurs sociaux

Informations pratiques

  • Durée : 2 jours, 14 h
  • Formateur : Olivier Daviet, psychologue clinicien intervenant depuis 20 ans auprès de personnes exilées dans différents cadres (CADA, CHRS, centre de soin) et coordinateur d’un lieu dédié à la santé mentale des personnes exilés
  • Accessibilité : Aménagements possibles sur demande, contact : nicolas.bonnier@federationsolidarite.org

Pourquoi cette formation?

Les questions de santé mentale tendent à s’inviter quotidiennement dans la pratique des professionnel.le.s intervenant auprès de personnes exilées. Celles-ci sont soumises ici à la précarité matérielle et à l’arbitraire administratif, alors qu’elles ont quitté un pays où elles avaient souvent subi des persécutions ou la misère. A cela viennent s’ajouter les traces qu’a laissé un trajet éprouvant.
C’est dans ce contexte que doit se faire le travail de deuil du pays d’origine et de tout ce qu’il contenait, que doivent s’apprivoiser les décalages culturels et s’amorcer la nécessaire acculturation. Le sujet se trouve soumis à rude épreuve, a fortiori s’il souffre de stress post-traumatique.
Cette formation ambitionne d’outiller les travailleurs sociaux qui se trouvent en première ligne pour accueillir, contenir, épauler des personnes en grande souffrance, avec des dispositifs de soin difficiles d’accès et parfois inadaptés.