Actualité | 30 juillet 2026

Suite à notre rencontre avec le ministre du Logement, la mobilisation se poursuit

Depuis la rencontre du 9 juillet avec le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, la FAS et ses adhérents poursuivent leur mobilisation pour rappeler les enjeux liés à l’hébergement d’urgence, à la veille sociale et à l’accès au logement. Cette rencontre a été l’occasion d’alerter le Gouvernement sur les tensions qui traversent

Veille sociale, hébergement et logement National

Depuis la rencontre du 9 juillet avec le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, la FAS et ses adhérents poursuivent leur mobilisation pour rappeler les enjeux liés à l’hébergement d’urgence, à la veille sociale et à l’accès au logement.

Cette rencontre a été l’occasion d’alerter le Gouvernement sur les tensions qui traversent aujourd’hui les dispositifs : saturation des réponses, difficultés rencontrées par les associations dans l’exercice de leurs missions et nécessité de garantir la continuité des accompagnements. La FAS rappelle régulièrement que les dispositifs de veille sociale, dont le 115 et les SIAO, constituent des maillons essentiels de l’accès aux droits et de l’orientation des personnes sans solution.

Dans les jours qui ont suivi, les services de l’État ont transmis des directives annonçant notamment la reprise d’excédents budgétaires ainsi que des mesures d’économie à venir dans le secteur de l’hébergement. Face à ces orientations, la FAS et 21 associations ont adressé un courrier au ministre de la Ville et du Logement afin de rappeler les conséquences concrètes que pourraient avoir ces décisions sur les personnes accompagnées et sur les structures qui les accueillent.

La mobilisation s’est également exprimée autour de la situation du Samusocial de Paris : à la suite de l’annonce de la fermeture de 1 200 places d’hébergement à Paris, la FAS a publié un communiqué de soutien aux salarié·es mobilisé·es et a réaffirmé son inquiétude face à la réduction des capacités d’accueil alors que les besoins augmentent.

Dans les territoires, les Fédérations et associations poursuivent également leurs interpellations. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, un courrier interfédéral a été adressé au préfet des Bouches-du-Rhône en réaction aux annonces de fermeture de places d’hébergement à Marseille. La FAS PACA-Corse, la Fondation pour le logement, l’UNAFO et l’URIOPSS PACA-Corse y rappellent les principes fondamentaux de l’hébergement d’urgence : son inconditionnalité, la continuité de l’accueil et l’égalité de traitement des personnes en situation de détresse.

À la date du 30 juillet, la mobilisation se poursuit donc à plusieurs niveaux. Par le dialogue avec les pouvoirs publics, par l’alerte sur les conséquences des choix budgétaires et par l’action collective dans les territoires, les acteurs de la solidarité continuent de défendre la nécessité d’un service public de l’hébergement capable de répondre aux besoins et de respecter les droits des personnes.