Cette note de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) analyse la réforme de la tarification des CHRS portée par la DIHAL, dont la mise en œuvre est envisagée à partir de 2026. La réforme prévoit le passage d’une logique de financement basée sur les dépenses constatées à une logique de financement reposant sur une équation tarifaire intégrant différents critères objectifs (nombre de places, localisation, type de bâti, etc.). Elle s’accompagne également du déploiement des CPOM, d’un nouveau cadre de gestion financière et d’un système articulant financements socles et financements complémentaires via des appels à manifestation d’intérêt (AMI).
La FAS reconnaît certains apports de la réforme, notamment une volonté d’harmonisation des financements, une plus grande souplesse de gestion pour les structures et une meilleure reconnaissance du rôle d’accompagnement social des CHRS. Toutefois, elle exprime de fortes inquiétudes concernant le maintien d’une réforme à moyens constants, le manque de visibilité sur ses impacts financiers, les effets potentiellement négatifs des AMI, ainsi que les risques liés à certains indicateurs de suivi susceptibles d’encourager une sélection des publics les plus faciles à accompagner. La fédération plaide pour davantage de moyens, une meilleure prise en compte des réalités territoriales et des besoins des personnes accompagnées, ainsi qu’une sécurisation du financement des structures.