30 avril 2026
30 avril 2026
crpa
Gérard BLANCHARD
Membre actif au sein du groupe Participation, dont il est le doyen, Gérard BLANCHARD y met toute son expérience et sa bonne humeur .
Référent sur le champs du handicap et la population vieillissante, il n’exclut pas le fait de se présenter comme délégué CRPA 2026.
Venez découvrir son parcours et ses motivations quant à son engagement dans la participation des personnes en précarité.
Je m’appelle Gérard BLANCHARD. J’ai 79 ans et suis membre actif du groupe participation FAS OI depuis mars 2024. Originaire de métropole, je me suis installé à La Réunion en 1985. Suite à un accident de la vie traumatique, je me suis retrouvé petit à petit en précarité ; l’âge et le handicap n’aidant pas. Je suis bénévole à la Croix Rouge du Tampon au sein de la vesti boutique. Il y a quelques années, j‘ai fait la connaissance de Daisy FONTAINE qui m’a permis de découvrir le CRPA et les actions de participation de la FAS OI favorisant le développement du pouvoir d’agir. Je me suis peu à peu investi dans les différentes actions proposées par le groupe dont je fais aujourd’hui pleinement partie en tant que référent sur les thématiques du handicap et de la population vieillissante. Je pense me présenter comme candidat délégué CRPA 2026.
Mes attentes :
Mes apports :
Ce que peut m’apporter le CRPA :
Rédigé avec Gérard BLANCHARD le 21/05/2025
crpa
Nadyah NDO BEH
Nadyah NDO BEH a rejoint le groupe participation de la FAS OI début 2024.
Consciente de l’importance de mobiliser son pouvoir d’agir dans son parcours d’accompagnement social, elle vient exposer ici son chemin de vie et sa volonté d’engagement dans la participation.
Je m’appelle Nadyah NDO BEH, j’ai 44 ans et je vis dans le nord de l’île. Originaire du Gabon, j’y travaillais comme vendeuse en parapharmacie. J’ai 4 enfants d’une première union. J’ai rencontré mon mari français en 2018 en France et nous nous sommes marié en 2019. Pour raisons sanitaires liées au COVID, j’ai dû rester au Gabon quelques mois avant de venir m’installer définitivement à La Réunion en 2022. Mes enfants ont dû rester au Gabon. Suite à des violences répétées à mon encontre dès mon arrivée, j’ai quitté le domicile conjugal à peine 2 mois plus tard. J’ai ensuite été hébergée en hôtel par le 115, puis orientée au CHAU (Centre d’Hébergement et d’Accueil d’Urgence) de Bois d’Olives (CIAS) où je suis restée 1 an. Depuis quelques mois, je suis hébergée par le CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) Pierre Morange (AAPEJ). Durant ce parcours d’accompagnement, j’ai pu participer à des plénières du CRPA Réunion. Depuis février 2024, j’y suis membre actif. J’aide donc l’équipe de délégués dans le développement de la participation des personnes concernées par la précarité. Je suis aussi présente pour préparer et organiser les assemblées plénières et souhaite devenir déléguée en 2025. Il me semble important de porter la voix des personnes victimes de violences, notamment celles issues de l’immigration qui se retrouve en très grande difficulté (gestion du titre de séjour, demande d’autorisation de travailler, éloignement des proches, manque de ressources financières, impacts psychologiques …).
Mes attentes : Mieux connaître mes droits, développer mon pouvoir d’agir via mon témoignage et celui des personnes que je côtoie, être outillée pour mener la mission de déléguée CRPA.
Mes apports :
Ce que m’apport le CRPA :
Rédigé par Nadyah NDO BEH le 16/10/2024
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Anne-Sophie ROCHEGUNE
Anne-Sophie ROCHEGUNE, fervente militante du développement du pouvoir d’agir des personnes concernées.
2019 sonne l’heure de l’entrée dans la participation pour Anne-Sophie. Déléguée CRPA Réunion puis déléguée CNPA et administratrice du Conseil d’administration de la FAS nationale, elle porte depuis avec conviction la parole des personnes accueillies/ accompagnées forte de son parcours personnel.
De l’hébergement à l’emploi pair en passant par les ministères, c’est possible! Venez en savoir plus.
Je m’appelle Anne-Sophie ROCHEGUNE. J’ai 37 ans et vis depuis début 2024 en Île de France. Ayant passé la moitié de ma vie à La Réunion et l’autre moitié en métropole, je suis profondément attachée à mon territoire ultramarin malgré de nombreux allers retours entre les deux territoires. Née dans une famille que l’on pourrait qualifier de classe moyenne, mais j’ai grandi dans les valeurs de l’entraide et du soutien que l’on peut apporter aux plus démunis. Suite à une rupture amoureuse après une longue relation de couple, je suis revenue à La Réunion logée chez ma mère. Dépressive après un sentiment d’échec tant personne, j’ai eu du mal à remonter la pente entre difficultés à me loger, à me déplacer (sans permis, La Réunion c’est compliqué), à trouver un emploi et à effectuer des démarches. Lasse d’une situation précaire entre démarches difficiles et promiscuité, j’ai décidé de quitter le giron maternel et j’ai été hébergée ponctuellement chez des amis de ci de là, squattant parfois des habitats abandonnés jusqu’à finir chez des inconnus … et finir en foyer. La période d’hébergement a été dure. J’y ai rencontré beaucoup de conflits avec le système et les professionnels de l’Accompagnement Hébergement Insertion. Comme je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, lorsqu’un Délégué CRPA m’a contactée en foyer j’ai décidé de m’embarquer ».
J’ai été en mandat durant 2 ans à La Réunion puis durant 2 ans au CNPA, tout en continuant mon engagement en local (membre actif du CRPA Réunion).
Mes attentes : Lorsque j’ai débuté en 2019, je souhaitais que le CRPA Réunion soit mieux connu du grand public, des travailleurs sociaux et des institutions.
Mes apports :
Par ma facilité d’élocution, mon esprit de synthèse et l’aisance que j’ai à entrer en relation avec tout type de public :
Ce que m’a apporté le CRPA :
En 2019, je suis devenue déléguée CRPA Réunion.
Durant mes 2 ans de mandats, j’ai pu siéger :
J’ai également participé (de manière consultative ou décisionnelle):
Ce que j’en retiens
A cette issue, j’ai été élue comme déléguée nationale au CNPA durant 2 ans.
Je suis devenue la 1ère et seule représentante des ultramarins précaires en mandat national au CNPA et au Conseil d’Administration de la FAS Nationale. J’espère ne pas en être la dernière !
Durant mon mandat de délégué CNPA, je suis néanmoins restée en lien avec mon territoire en étant membre actif du CRPA Réunion. J’ai pu à ce titre continuer des actions telles que des interventions auprès d’apprenants travailleurs sociaux. J’ai aussi pu épauler mes pairs délégués CRPA Réunion.
Aujourd’hui, grâce à toute cette expérience acquise et aux réseaux que j’ai développé mais surtout au soutien de la FAS OI, j’ai pu faire de cette passion mon métier en devenant la 2ndE travailleuse-paire coordonnatrice CRPA en Île de France.
snplp
Giovanni MAMMOSA
Giovanni MAMMOSA, référent de participation
Médiateur en Droits et Services auprès de personnes en précarité de quartier prioritaire, Giovanni s’est engagé depuis 2020 dans le GTE6 PARTICIPATION de la Stratégie de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté.
Fervent partisan du développement du pouvoir d’agir, il allie engagement personnel et professionnel afin de faire évoluer les politiques publiques pour une justice sociale plus juste.
Venez en découvrir plus!
Mon engagement dans la participation : Comment et pourquoi ? Durant ma formation de médiateur social, j’ai rencontré, en 2020, des personnes engagées dans le groupe de travail 6 (GT) participation de la Stratégie de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté (SNPLP). J’ai pu participer à des réunions et des sessions de travail portant sur comment développer la participation et le pouvoir d’agir des personnes directement concernées par la lutte contre la précarité. Nous avons notamment posé les bases de ce qui devenue notre CHARTE DE LA PARTICIPATION. Par mon engagement citoyen dans des associations, j’ai pu me rendre des difficultés qu’ont les dirigeants/ politiques a se rendre compte des réels besoins qu’ont les citoyens (en précarité) dans les quartiers. Par mon parcours personnels et professionnels, j’ai pris la mesure de l’incohérence entre les attentes des personnes qui se retrouvent dans une période de fragilité et les réponses apportées (ou non). Tout cela m’a poussé à devenir porte parole, rapporteur, témoin des personnes vivant la précarité sociale et ayant souvent honte/ peur/ découragement face aux difficultés qu’elles vivent.
Je suis référent de participation à la FAS-OI sur 2 thématiques qui me semblent primordiales.
Je souhaite que le groupe participation continue son évolution. Qu’il se réunisse et pose les stratégies structurantes de la participation des personnes concernées par la prévention et la lutte contre la précarité: co-construction d’outil, réponses aux sollicitations de partenaires, rencontre avec des acteurs du territoire, plaidoyer….
J’apporte au groupe participation mon expérience, mes idées, ma vision de la vie, mes réseau relationnel et mon sourire.
Ce groupe me permet de:
crpa
Alain ÉLIZÉON
Alain ÉLIZÉON, délégué CRPA 2023.
Engagé dans de nombreuses actions auprès des personnes en précarité, Alain a rejoint l’équipe du CRPA en 2018.
Après une année blanche en 2022, Alain est de nouveau élu délégué CRPA pour 2023.
Ses centres d’intérêts? La culture partout pour tous et l’évolution du travail social.
Découvrez plus en détail le portrait de ce grand homme.
Je m’appelle Alain ÉLIZÉON. J’ai 60 ans et je vis à Saint-Louis de La Réunion. Je suis membre du CRPA depuis 2019. J’ai été en mandat de 2019 à 2021 et je suis de nouveau en mandat depuis ce début d’année (2023). J’ai été assistant de service social durant plusieurs années à La Réunion dans le champ du handicap. Suite à des problèmes de santé, j’ai été contraint d’interrompre mon activité professionnelle. En parallèle j’ai connu une période compliquée et incertaine dans ma vie familiale et me suis retrouvé à la rue. Après 2,5 mois de rue, j’ai pu intégrer un foyer d’hébergement (LHSS - Lit Halte Soin Santé) prenant en compte mes problématiques de santé. Par ce biais, j’ai eu connaissance et ai pu participer à une plénière CRPA. Cette démarche de participation m’a tellement interpelé et correspondu que je me suis présenté comme délégué (représentant de mes pairs) et j’ai été élu. Depuis lors, je suis engagé afin de promouvoir le “Tombé, levé, Couri” (tomber, se relever, courrir) - Le droit de se remettre en selle après des épreuves, peu importe notre parcours. Par ailleurs, je suis engagé dans d’autres actions, à titre personnel, en faveur de la lutte contre l’exclusion et la précarité, favorisant le lien social: maraude du secours catholique, association loisirs culturels (chants, théâtre…)
(7) Témoignage d’Alain Elizeon – YouTube
Je souhaite faire connaitre davantage le CRPA.
Mes attentes : Je souhaite que le CRPA continue de s’indigner contre les inégalités de la société, amenant à une co-construction pour une société plus juste et plus en corrélation avec la réalité et les besoins de tous.
Ne pas être dans l’attentisme de ce que peut faire l’Etat pour nous, mais ce que, tous ensemble nous pouvons faire avec l’Etat.
Mes apports : En tant qu’ancien travailleur social et ancienne personne accompagnée, j’ai un double regard sur les personnes touchées par la précarité.
Grâce à ma facilité d’élocution, mon esprit de synthèse et l’aisance que j’ai a entrer en relation avec tout type de public, je permets au groupe CRPA de “briser la glace” plus facilement et de faire fi des clichés de relations hiérarchisées. “ Nou lé pa +, nou lé pa moins!”.
Ce que peut m’apporter le CRPA:
snplp, crpa
Sophie RANDRIAMIHARISOA
Sophie RANDRIA
Femme engagée dans la lutte contre les violences et la précarité, Sophie a rejoint le groupe de travail PARTICIPATION de la Stratégie de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté en 2020 afin de porter au plus juste la parole et les préconisations des personnes concernées afin de faire évoluer positivement les dispositifs et favoriser la création dynamique d’accompagnement envers les personnes en précarité.
Je m’appelle Sophie RANDRIAMIHARISOA, j’ai 63 ans et je suis une servante de justice de la façon la plus objective que cela puisse être. De ce fait, je m’intéresse au sort de tous et plus particulièrement aux “invisibles”, les plus précaires, les oubliés de notre société. Il est important pour chacun de connaitre et faire valoir ses droits et d’accéder à la parole. Pour cela, la Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté à travers son groupe de travail “participation” (porté par la FAS-OI) m’apparait un moyen et un levier adéquat. Cela justifie largement ma présence en qualité de référente de participation. Et comme le dit si bien le CRPA (Conseil Régional des Personnes Accueillies/ Accompagnées) dont je suis membre “Tout ce qui se fait sans moi pour moi est fait contre moi”.
Ayant vécu de nombreuses années en métropole mais aussi à La Réunion, j’ai embrassé une carrière de formatrice (formation continue) dans différents secteurs d’activités essentiellement auprès de public cumulant un certain nombre de difficultés sociales.
Par ce fait, je me suis intéressée à l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) afin de mieux cerner les tenants et aboutissants des freins périphériques rencontrés par les personnes en quête de (ré)insertion professionnelle.
Mère d’une déléguée CRPA (Conseil Régionale des Personnes Accueillies/ Accompagnée) très engagée dans la participation, j’y ai été naturellement sensibilisée.
J’ai pu constater à quel point le pouvoir d’agir des personnes concernées permet de faire bouger les lignes.
Moi-même touchée par la précarité à certains moments de ma vie, j’ai donc aussi expérimenté le parcours du combattant afin d’essayer de sortir la tête de l’eau.
Cela m’a motivé d’autant plus à m’engager à mon tour en rejoignant le groupe “participation” afin de mettre à profit mes savoirs professionnels et expérientiels depuis fin 2020.
Depuis 2023, je suis aussi membre du CRPA Réunion.
Par mon parcours professionnel, je suis extrêmement sensible et vigilante aux différentes politiques développées et à développer en matière d’insertion et d’emploi à destination des personnes les plus précaires.
Il me semble donc important d’adapter au mieux l’accompagnement “vers l’avenir” des futurs adultes dès le plus jeune âge par des moyens pédagogiques et financiers dédiés et de permettre aux jeunes de se réaliser sereinement, notamment par le droit au recommencement et par la non stigmatisation systématique.
Par mon parcours personnel, je me rends compte que la plupart d’entre nous méconnaissent les aides et dispositifs existants. J’ai pu l’éprouver.
De plus, la problématique “logement” peut freiner fortement l’insertion professionnelle et sociale.
Par ailleurs, la représentation des personnes concernées dans l’ensemble de ces trois secteurs intimement liés me semble indispensable pour assurer une vie décente à tous et limiter les cercles vicieux de la précarité.
Ce groupe me permet de siéger dans différentes commissions et instances et différents ateliers et groupes de travail ainsi qu’aux séances plénières.
J’y fais part de mon savoir expérientiel et témoigne des conditions de vie de mes pairs.
Par ce biais, j’acquiers aussi des connaissances sur différents projets et réformes mais aussi sur les dispositifs en vigueur. Je peux ainsi partager les informations reçues.
En effet, les dispositifs changent rapidement et sont souvent méconnus ou mal compris (sigles par exemple). Il est primordial d’en référer aux décideurs afin de faire prendre conscience de la nécessité d’adapter les modes de communication.
Grâce au groupe participation, je bénéficie de formations me permettant de mener à bien ma participation : prise de parole en public, gestion du stress, sens et enjeux de la participation, DALO (Droit Opposable au Logement), approche de l’outil numérique,… Je suis aussi préparée à participer : transmission des invitations, partage de document, échanges avec mes pairs, échange avec notre chargée de mission…
Je développe mes compétences, mes connaissances, mon estime personnelle et me permet d’apporter ma pierre à l’édifice sociétal.
crpa
Jean Lucian SAUGRIN
Jean-Lucian SAUGRIN, délégué CRPA 2023.
Après quelques années en métropole et un engagement dans le CRPA Ile de France, Jean-Lucian revient à La Réunion.
Fervent défenseur d’une plus grande justice sociale, il a rejoins les rangs du CRPA de La Réunion après la participation à une plénière en octobre 2022.
Je m’appelle Jean Lucian SAUGRIN. J’ai 46 ans et je vis à Saint-Denis de La Réunion. Après quelques années en métropole, je suis revenu vivre à La Réunion en décembre 2021. Je me suis retrouvé à la rue environ 4 mois après suite à une rupture familiale. Suite à un accident, j’ai été hospitalisé avec une jambe cassée. L’assistante sociale du service, sachant ma situation à fait une demande pour que j’intègre le LHSS (Lit Halte Soin Santé) de Saint-Denis (LHPEG - La Halte Père Etienne Griennemberger) A la fin de mon hospitalisation, en attendant mon entrée au LHSS, j’ai été hébergé par un ami. En Septembre 2022, j’ai pu participer à une plénière du CRPA à Bras-Panon. Connaissant le CRPA via mon mandat de délégué en Ile de France (en 2012), j’ai souhaiter m’engager de nouveau mais sur le terrritoire réunionnais. J’ai donc rejoint le groupe CRPA de La Réunion en participant à des ateliers et me préparant aux élections de décembre 2022, plénière durant laquelle j’ai été élu. Depuis, je suis délégué CRPA (2023).
Je souhaite faire connaitre davantage le CRPA et ses actions.
Mes attentes : Je compte sur le CRPA et la FAS-OI pour me former afin de pouvoir mener à bien mes missions (prise de parole en public, rédaction de comptes-rendus, utilisation de plateformes de visio, les droits liés au logement…) et me donner accès à l’information afin de que je puisse la communiquer au plus grand nombre.
Mes apports : Étant réunionnais mais ayant vécu de nombreuses années en métropole, je peux apporter un regard/ savoir de ce qui se fait ailleurs dans l’hexagone.
Aimant travailler avec les autres, je suis fédérateur et favorise toujours l’expression du groupe. J’aime partager mes compétences et savoir-faire.
Décisif, j’apprécie réfléchir à des pratiques innovantes et relayer les paroles/ actes/ difficultés de mes pairs.
Ce que peut m’apporter le CRPA:
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Abdallah TOIHIR
Abdallah TOIHIR, délégué CRPA 2023, est engagé pour que les personnes étrangères en précarité puissent s’intégrer au mieux sur l’île . Il souhaite aussi porter hauts les valeurs du CRPA et permettre le développement de la participation.
Je m’appelle Abdallah TOIHIR. J’ai 53 ans et je vis à Saint-Pierre de La Réunion. Je suis Comorien (Grande Comores). Je suis arrivé à La Réunion en juin 2021 depuis Mayotte par évacuation sanitaire. Mes soucis de santé nécessité une chirurgie en août 2021, soins qui n’existaient pas à Mayotte. Après ma sortie de l’hôpital du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Bellepierre, j’ai résidé 3 mois chez un ami à Saint-Pierre jusqu’en décembre 2021. A partir de cette date, j’ai dû faire appel au 115 avec l’aide de l’assistante sociale de la PASS (Permanence d’Accès aux Soins de Santé). J’ai été hébergement à Bois d’Olives en Centre d’Hébergement d’Urgence. En janvier 2022, j’ai intégré un CHRS de l’ALEFPA en appartement avec un autre hébergé. J’ai connu le CRPA en participant à un atelier de la participation au CHRS en juin 2022. Cet atelier était animé par Emilie SERGENT, chargée de mission participation à la FAS-OI avec une personne accompagnée, Hounzi, qui traduit en Shi mahoré. J’ai ensuite participé à une plénière du CRPA sur l’accueil inconditionnel. Cela m’a permis d’apprendre ce qu’est la participation et de voir quel est le rôle des délégués CRPA. C’est dans ce cadre que j’ai souhaité m’engager dans le groupe CRPA et rencontrer les autres membres. J’ai été élu délégué CRPA le 7 décembre 2022 lors de la 4ème plénière du CRPA. Et je suis prêt pour mener mon mandat 2023
Je souhaite faire connaitre davantage le CRPA et ses actions.
Mes attentes : Je compte sur le CRPA et à la FAS-OI pour me former afin de pouvoir mener à bien mes missions (prise de parole en public, rédaction de comptes-rendus, utilisation de plate-forme de visio, les droits liés au logement…).
Je souhaite aussi pouvoir faire changer le regard des gens sur les personnes EVASAN.
Mes apports : Grâce au fait que je parle plusieurs langues, je veux permettre aux personnes ne maitrisant pas bien le français et la culture française et qui sont en précarité, d’accéder aux informations sur leurs droits (principalement la participation et le logement)
Je souhaite représenter dans les instances et au sein du CRPA les personnes en précarité, essentiellement celles issues des Comores et de Mayotte (aller à leur rencontre, échanger avec elle et faire état des difficultés auxquelles elles se heurtent)
Je souhaite apporter aussi mon expérience de mon vécu car j’ai voyager dans de nombreux pays, j’ai œuvrer dans le développement de ma ville par une association et j’ai travailler dans la restauration, ce qui m’a appris la rigueur, le sérieux et la solidarité.
Ce que peut m’apporter le CRPA:
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Isroiinya OUMAR ALI
Isroiinya, personne volontaire et engagée, permet une ouverture du CRPA vers les personnes accueillies et accompagnées issues de la communauté comorienne. Elle souhaite mettre tout son dynamisme et son expérience à profit afin de développer les actions du CRPA.
Je m’appelle Isroiinya. J’ai 40 ans. Je suis mère de 5 enfants. Je suis arrivée à La Réunion en décembre 2020 par le biais de l’EVASAN (évacuation sanitaire) pour un de mes fils. Malheureusement, mon fils est décédé dans un terrible incendie déclenché la nuit du 13 décembre 2021 à Saint-Denis. (que son âme repose en paix). Nous étions accueillis dans une structure d’hébergement collectif dans le nord de l’île. Lié au drame de l’incendie, j’ai changé d’hébergement. Je suis maintenant en hébergement diffus dans le secteur sud de l’île. J’ai connu le CRPA (Conseil Régional des Personnes Accueillies/ Accompagnées) par le biais d’un atelier de la participation. Émilie SERGENT, la chargée de mission participation de la FAS-OI (Fédération des Acteurs de la Solidarité Océan Indien) accompagnée d’un membre du CRPA qui l’aidait à animer et à traduire en mahoré, sont venues dans notre structure d’hébergement. Elles nous ont expliqué ce qu’est le CRPA et quel est l’intérêt de la participation. Elles ont proposé à ceux qui le voulait de rejoindre le groupe du CRPA. Pour moi, c’était une occasion en or! J’ai donc saisi cette opportunité. Je suis, depuis le mois de Juin 2022, membre active du CRPA. A ce titre, je participe à la préparation et l’animation des plénières CRPA et aux différentes activités qui nous sont proposées. J’ose aussi un peu plus participer au sein de mon CHRS. Je souhaitais devenir déléguée du CRPA afin de représenter les personnes et apporter mon aide à ceux qui en ont besoin. C’est chose faite, je suis élue depuis le 7 décembre 2022 pour une année de mandat. Merci pour votre confiance.
– Être à l’écoute des personnes accueillies/ accompagnées,
– Porter la parole de ceux qui n’ose pas le faire,
– Représenter et aider les personnes en précarité, essentiellement la communauté comorienne/ mahoraise qui est à La Réunion.
Je souhaite remercier les membres du CRPA qui m’ont acceptés. C’est une bonne chose pour moi.
Mes attentes : Je compte sur le groupe pour avoir du soutien morale et physique les uns pour les autres afin de développer les différentes actions.
Mes apports : Je m’engage à aider les personnes accueillies/ accompagnées qui sont en précarité sans exeption.
Grâce au fait que je suis Comorienne, je comprends les langues de ce pays ainsi que les coutumes et les difficultés que les comoriens peuvent rencontrées à La Réunion.
Ainsi je vais pouvoir symboliser cette communauté trop peu représentée et permettre aussi de fluidifier les échanges avec la communauté.
Mon expérience et ma volonté seront un atout majeurs au sein du groupe CRPA.
Ce que peut m’apporter le CRPA
Le CRPA m’apporte déjà beaucoup et va continuer à m’apporter par
Tout cela me permet et me permettra d’améliorer mes propos pour que je sois dynamique dans un maximum de domaine tant pour représenter qu’orienter les personnes en précarité mais aussi pour réaliser mes projets.
crpa
Aline SAVIGNY
Un esprit combatif mis au service du groupe CRPA mais aussi des personnes en difficulté qu’elle rencontre. Par son parcours de vie et son contact facile, Aline apporte des témoignages et du savoir expérienciel.
Je m’appelle Aline SAVIGNY. J’ai 54 ans. Je vis à Saint-Pierre. Je suis membre du CRPA depuis 2014. J’ai eu un parcours de vie houleux. Porteuse de maladie dès ma naissance, j’ai développé au fil du temps des handicaps qui m’invalident aujourd’hui de plus en plus (maladies chroniques dégénératives). De ce fait, je n’ai jamais pu suivre une scolarité normale et j’ai dû arrêter l’école en 4èm CPPN ( Classe Pré-Professionnelle de Niveau) alors que mon rêve était de devenir infirmière. J’ai vécu en couple de nombreuses durant lesquelles j’ai été victimes de violences verbales et physiques assez graves. Je vivais à l’époque en métropole et travaillais en ESAT ( Etablissement et Service d’Aide par le Travail) dans la restauration au sein d’un MAS (Maison d’Accueil Spécialisée). Revenue dans mon île natale en 2008, j’ai retrouvé du travail dans la restauration, toujours en ESAT. Mon état de santé se dégradant, il m’a été impossible de me maintenir en emploi. A partir de là, j’ai développé un syndrome dépressif aigu, j’ai subi de nouvelles violences intra familiales et j’ai été placée sous curatelle renforcée, afin de me protéger. Toutes ces difficultés de la vie m’ont fait développer une force de caractère et un esprit combatif ! Engagée dans la lutte contre les violences intra-familiales au sein de l’AFEVV (Association de Femmes et Enfants Victimes de Violences), j’ai été conviée à une plénière du CRPA en 2014. Le concept m’ayant bien plu : « Ce qui est fait pour moi sans moi est fait contre moi », j’ai décidé de m’investir et de me présenter en tant que déléguée. Élue en 2015, j’ai donc suivi toute l’évolution du CRPA de La Réunion via les COPIL et plénières avec des thématiques telles que la connaissances des lois (ALLURE, DALO,..), la santé et le bien-être, les violences intra familiales… Depuis quelques années, je siège au Conseil d’Administration de la FAS-OI, au collège des personnes accompagnées. En 2019, je me suis même exprimé devant la ministre des Outre-Mer pour témoigner de la difficulté rencontrée par les personnes accompagnées dans les services sociaux. Suite à de nouvelles dégradations de santé, j’ai dû m’éloigner du CRPA en 2020/2021. Malgré tout, je continue à rester active dès que je le peux dans le CRPA mais aussi dans la vie de tous les jours afin de lutter contre les injustices sociales. En octobre 2021, j’ai enfin pu m’envoler pour Paris et participer à une plénière du CNPA sur la thématique du mal logement. Aboutissement de mon combat, notre prochaine plénière portera sur les majeurs protégés en structure d’hébergement.
Concernant le CRPA
Mes attentes : Je souhaite que l’humain reste humain, que le secteur social garde une ouverture d’esprit pour cela je vais continuer les sensibilisations sur la participation et les droits et veiller à leur application.
Mes apports : J’ai un esprit combatif que je mets au service du groupe CRPA mais aussi des personnes en difficulté que je rencontre.
Et par mon parcours de vie et mon contact facile, j’apporte des témoignages, du savoir expérienciel.
Ce que peut m’apporter le CRPA
D’être moins isolée, je rencontre d’autres personnes en difficultés et des professionnels
Le sentiment d’être utile en apportant ma pierre à l’édifice, notamment en représentant et orientant les personnes les plus précaires.
De me former et de m’informer (droits et lois) pour mon épanouissement personnel
snlpl, crpa
Farzad FELEZZI
Farzad, l’atout média de la participation des personnes, porteur et facilitateur de la parole.
Artisan du verbe je vous aide à écrire et dire vos discours en vérité pour plus de justice et pour oser créer, selon votre génie, des richesses insoupçonnées que vous prendrez plaisir à vendre ou à donner. Je suis aussi l’animateur de l’émission télé Vivre Libre où j’ai convié la Fédération des Acteurs de la Solidarités de l’Océan Indien. (Rediffusions ici bit.ly/Vivrelibre) J’offre présence et compétences à la FAS OI et à tous ses partenaires qui agissent. Je suis guidé par les valeurs d’Enthousiasme, de Justice et d’Audace créatrice. J’accompagne hommes et femmes qu’ils soient élus, dirigeants, salariés, entrepreneurs ou étudiants, maman au foyer ou personnes âgées, des gens stables qui s’ennuient ou en transition de vie personnelle ou professionnelle, à changer de points de vue, voir les choses sous d’autres angles et transformer leurs perceptions pour discerner le faux du vrai, pour déceler les injustices et oser créer et donner au monde le meilleur d’eux même tout en prenant du plaisir. J’interviens à titre d’indépendant organisant ateliers et conférences sur l’île de la Réunion et dans l’Océan Indien. Sans m’y attendre je me retrouve aux côtés de la FAS OI et des membres du CRPA (Conseil Régional des Personnes Accueillies/ Accompagnées) que j’ai convié à parler à la télé. Mais ça n’a pas toujours été comme ça, je n’ai pas toujours été aussi épanoui. J’ai fait des études Bac+5 en entrepreneuriat création d’entreprise. J’ai créé aventures et entreprises selon les codes et règles qui m’avaient été enseignés par la société : compétition, pouvoir, argent et consommation étaient mon quotidien. Et vous savez quoi ? plus j’en avais, plus j’en voulais et plus j’en voulais, plus je souffrais. Je peux dire que j’ai allègrement fait partie de cette caste indifférente qui méprise les précaires et les personnes en détresse. Une classe sociale qui les juge, les paie mal et profite de leur détresse autant que de leur temps libre et de leur grande générosité. J’ai fait partie de ces gens qui se disent charitables alors qu’ils prennent tout sans presque rien donner, qui donnent la parole aux pauvres sans vraiment les écouter, et qui augmentent leur aura et leur notoriété pour au moins les avoir fait participer. Bref, en 2012 je fais faillite et je perds ma mère d’un cancer. C’est là que la situation va s’inverser. Et je vais faire partie des gens qu’autrefois je méprisais. Et je me rends compte combien c’est difficile quand tous les problèmes arrivent en même temps tout en étant mal guidé, méprisé et rejeté. Il fallait une sacré dose d’enthousiasme pour se relever et continuer. C’est là que j’ai rencontré ma valeur d’Enthousiasme, cet élan de vie en soi, ce pouvoir d’accueillir à part égal l’agréable et le désagréable. Cet enthousiasme m’a immédiatement invité à donner. Le don de soi ne nécessite pas de posséder biens et compétences, juste de l’amour et de la présence. C’est là que j’ai commencé à être bénévole aux Restos du cœur, Saint Vincent de Paul et Secours Populaire. Avec des collectivités j’ai aussi participé à la conception de dispositifs d’aides aux précaires, aux endeuillés, aux séniors, aux jeunes déscolarisés et aux immigrés. Ces nombreux services gratuits que je rendais me donnaient de la valeur, des relations sociales et quelque part une raison de continuer à vivre, un droit d’exister dans ce monde insensé. Personne ne m’y obligeait mais c’était l’occasion de me sentir vivre et de respirer. Toutefois malgré tout ce que je faisais, je n’étais pas payé et dans notre société quand t’as pas d’salaire, et pas de statut, t’es pas considéré : il est difficile de se loger, de s’intégrer et d’avoir une place bien méritée. C’est là que je rencontre ma valeur de justice. Le sens de la justice participe à l’éveil des consciences. Le sens de la justice permet de mettre l’humain face à ses responsabilités. Avec des mots qui décrivent la réalité. Des mots qui ne sont ni tronqués, ni siglés, markétés, ni positivés.
Voici un exemple extrait d’une formation :
de nos jours, l’injustice est définie selon une probabilité, une chance ou une malchance. Nos institutions parlent d’égalité des chances, ou de personnes défavorisées (c’est-à-dire qui n’ont pas eu de faveur, de chance). Celà est une erreur, pour ne pas dire une fourberie ou clairement une ruse.
Explication – Derrière l’illusion d’égalité des chances se cache en vérité des intérêts particuliers qui font que les ressources de certains ont été confisquées. Le pouvoir d’agir de certains a été confisqué par les plus compétitifs et avares qui se donnent pouvoir et autorité, le droit de se loger a été confisqué par la logique financière du secteur immobilier, l’éducation, la culture et l’art sont confisqués par les grandes écoles, le showbusiness, et par par les médias, la presse, la radio et la télé. Et quiconque devient confisquateur/trice peut être mis face à ses responsabilités. Et quiconque est confisqué a le devoir de s’exprimer et demander retour et dédommagement de ce dont il ou elle a été privé.
Mon sens de la justice me permet de voir qui confisque et qui est confisqué en vrai. C’est alors que j’ averti celles et ceux qui ont le pouvoir de redistribuer. Afin qu’ils agissent, avant qu’il ne leur arrive ce qui m’est arrivé. Mais surtout avant que leurs âmes ne soient définitivement corrompues et souillées. Car nous aurons à rendre compte de tout ce qu’on prend dans ce monde, surtout quand cela est destiné à ceux qui en ont la nécessité.
Cette justice même si elle n’est pas rendue dans ce monde, elle peut au moins être révélée. Là nous pouvons oser créer. D’expérience j’ai remarqué que ceux qui ont le plus de pouvoir et de monnaie ont le plus d’audace, là où les plus démunis ont le plus de créativité. Assez souvent, trop souvent, les premiers font participer les seconds pour profiter de leurs connaissances terrain et de leur créativité sans leur donner aucun pouvoir et sans les payer.
Bien heureusement tout cela, nous pouvons le changer si vous le voulez.
snplp
Dominique FRUTEAU-RAZÉ
Dominique, personne concernée et référente de participation sur la thématique de l’Enfance/Famille au sein du Groupe de travail n° 6 de la Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté.
Je m’appelle Dominique et vis avec bonheur ma retraite, pendant laquelle je donne de mon temps aux causes qui m’intéressent. Vivant à Saint André, à la campagne, sur un terrain familial, j’aime beaucoup la nature et apprécie d'être entourée d’arbres et de plantes. Personne concernée, référente participation à la FAS-OI, je suis membre du groupe de travail 6 “participation” de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté. J’ai toujours aimé être utile. Très attachée à l'île de la Réunion et aux habitants qui y vivent, je crois important que chacun puisse occuper sa place dans la société, ne pas subir mais agir quand il le peut.”Kréol lèv la têt”
J’ai connu le GT6 par le biais de groupes de travail participatifs, initiés à l’échelon local par la préfecture, à la suite du mouvement des gilets jaunes.
Par ailleurs, mon engagement citoyen m’a amené à être membre, en tant que représentante élue des familles, au conseil de vie sociale (CVS), d’une structure médico-sociale. Ce CVS associe les personnes accompagnées et leurs familles à la vie, au fonctionnement de l’établissement.
Je participe également aux activités du centre social de mon quartier.
Des lois permettent et favorisent la participation des citoyens aux décisions et instances publiques, il convient d‘être présent pour donner son avis, faire part de son expérience, et si possible, infléchir les décisions institutionnelles qui nous concernent, lorsqu’elles ne correspondent pas à nos besoins.
En effet, qui sait mieux que la personne accompagnée, concernée, ce qui est nécessaire à son bien-être? Ce qui peut favoriser l’amélioration de ses conditions de vie ? ce qui peut lui permettre d’évoluer socialement, économiquement ? de mieux s’occuper de ses enfants, de sa famille ?
Par exemple, lors de rencontres, certains ont dit qu’ils auraient préféré qu’on leur facilite la rénovation de leur case et ont regretté qu’on les transplante dans de nouveaux logements, loin de leur ville d’origine, où ils connaissaient tout le monde et avaient leurs habitudes de vie.
D’autres s’interrogent sur les différentes compagnies de transports en commun peu coordonnées entre elles, ce qui transforme tout déplacement en parcours du combattant et n’aide pas à la recherche de travail.
Vivre les décisions publiques, d’aide institutionnelle comme une fatalité obligée ne correspond pas à l’idée que je me fais de l’Homme. “ Rest pa dan le fénoir!”
La personne accompagnée, concernée, doit pouvoir agir en tant que sujet de son devenir et non en tant qu’objet d’aide.
Je pense que le jeune enfant doit bénéficier de toutes ses chances pour devenir le citoyen éclairé de demain et que l’avenir se prépare dès le plus jeune âge. C’est pourquoi je suis partie prenante du groupe de travail “enfance et famille”. Par exemple, nous avons travaillé, lors d’une réunion, avec les institutions sur la formation des professionnels de la petite enfance et j’ai beaucoup apprécié de collaborer à une volonté de recherche d’une meilleure qualité d’accueil et de prise en charge des très jeunes, dans des structures telles que crèches, assistances maternelles…
J’attends du GT6 des ateliers, séminaires, rencontres afin d’améliorer la connaissance des personnes accompagnées et concernées de leurs droits et devoirs, de la possibilité qu’elles ont d’agir, de leur capacité à le faire.
J’attends des institutionnels qu’ils nous donnent toute notre place, indiquée par la loi, qu’ils facilitent notre participation aux travaux, visites, consultations, décisions, en nous informant, nous donnant les éléments, dossiers nécessaires à notre compréhension du sujet (suffisamment en amont des rencontres pour que nous ayons le temps de les étudier…)
Je souligne que participer à des réunions institutionnelles, s’exprimer en grand groupe, donner son point de vue, penser que sa parole est importante et doit être écoutée, exige un apprentissage. Avec d’autres référents participation, j’ai bénéficié de formations par la FAS-OI à la prise de parole, la gestion du stress, le droit au logement, la pratique informatique. Ce sont des outils indispensables pour que la participation des personnes accompagnées et concernées prenne tout son sens: connaissance des textes légaux, compétences techniques, pratique de l’expression écrite et orale.
Avec les outils élaborés en COMMUN, le groupe participation de la FAS-OI pourra véritablement faire œuvre utile citoyenne et diffuser le “faire ensemble”.
crpa
Idriss AHMAD ALLI
Délégué 2022 au Conseil Régional des Personnes Accueillies/ Accompagnées (CRPA) de La Réunion, Idriss représente les personnes en précarité souffrant de troubles psychiques. Il est aussi un fervent défenseur de la pair-aidance.
Je m’appelle Idriss AHMAD ALLI. J’ai 35 ans. Je vis à Saint-Denis. Je suis délégué au Conseil Régional des Personnes Accueillies/ Accompagnées de La Réunion (CRPA) depuis décembre 2021 .
Je vous raconte mon parcours
Je suis revenu à La Réunion en 2013 après 4 ans et demi de travail en métropole avec l’objectif de créer mon entreprise.
Peu de temps après, je suis tombé malade et je n’ai donc pas pu mener à bien mon projet professionnel.
J’ai entamé des démarches auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) afin d’obtenir une reconnaissance de handicap pour ne pas rester sans ressources et me permettre d’être reconnu travailleur handicapé.
A l’époque, j’étais en couple.
Faute de ressources suffisantes pour payer mon loyer dans le parc privé, nous nous sommes retrouvés, mes enfants, ma femme et moi hébergés en famille de droite à gauche.
Cette situation étant très compliquée, j’ai recherché un nouveau logement pour stabiliser notre vie de couple. Mais à cause de cette recherche précipitée, le loyer obtenu dans le parc privé était trop onéreux et nous avons dû le quitter.
De 2017 à 2019 J’ai bénéficié d’un accompagnement avec l’association Allons déor par le dispositif « Gagn’1 Kaz ». J’ai pu bénéficier d’un logement adapté en termes de coût (en logement social via de l’InterMédiation Locative) et proche du travail de madame.
Malheureusement dans ce quartier, il y avait beaucoup de délinquance et de trafic de drogue. Cela posait des problèmes d’insécurité et d’insalubrité. Nous avons subi des vols, dont le vol de notre véhicule, des effractions et des troubles de voisinage. Avec tout cela, je me faisais drogué, ce qui troublait mes humeurs, aggravant ma maladie et créant des tensions dans mon couple. Conséquence, ma femme et mes enfants sont partis à ma demande.
Suite à cela, j’ai contracté une dette car je refusais de payer le loyer d’un logement qui ne me semblait pas correcte du tout.
En 2019, toujours accompagné par Allons déor via le dispositif « un chez soi d’abord », j’ai fait une demande de mutation dans ma ville natale (Saint-Denis).
En 2020, j’avais de nouveaux connu des soucis dans le logement et je me suis mis à ne pas payer ma part du loyer. Une dette s’est alors accumulée.
Ma maladie ne me permettait pas de prendre conscience de la gravité de ne pas payer mon loyer. Je pensais que j’avais raison, puisque que je trouvais que le logement avait trop de soucis et était insalubre. J’ai connu de fait de grosses difficultés à cause de cela.
Aujourd’hui mon état de santé s’est amélioré. J’ai pu aussi prendre conscience de la gravité des choix. Ainsi je règle peu à peu mes dettes. Je bénéficie toujours de l’accompagnement d’Allons Déor.
J’envisage de me réinsérer professionnellement en créant ma propre entreprise dans l’automobile (spot-repair) et le transport propre.
1. Quelles sont mes thématiques d’intérêt (ce qui me tient à cœur) ?
L’accès et le maintien dans le logement.
L’accès à l’information: connaître et faire connaître les services d’accueil et d’aide.
La parole des personnes souffrants de troubles psychiques.
La pair-aidance: permettre d’aider des personnes connaissant un parcours presque comme le mien.
2. Ce que j’envisage de faire durant mon mandat (mes engagements) ?
snlpl, crpa
Lucette PALAS
Personne concernée, membre du Groupe Participation, GTE6 Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté. Lucette est déléguée CRPA 2023 et militante pour l’accès à la culture pour tous.
Je m’appelle Lucette. J’ai 37 ans. Je vis dans les Hauts de St-Leu (Chaloupe). Je suis participante au sein du Groupe de Travail 6 (GTE6) PARTICIPATION de la Stratégie de Prévention et de Lutte contre la pauvreté. Je me suis rendu compte des difficultés à se faire entendre en tant que jeune mère célibataire lorsque j’ai commencé à faire des demandes d’aides. J'ai passé le concours pour intégrer L'EMAP (École des Métiers de l’Aide à la Personne) où j’ai été victime de discrimination liée à mon statut de mère célibataire. Je souhaiterais me former à l’IRTS (Institut Régional du Travail Social) mais cela est trop contraignant (éloignement, sans salaire). En attendant, je suis animatrice de rue et développe mes compétences même sans diplôme. Ces écueils me donnent la rage et la volonté d’accompagner les autres qui sont dans la même situation que moi et qui n’ont pas la force, le courage de parler. Le bénévolat c’est faire des actions avec le cœur. Cela me permet d’être directement en contact avec les personnes qui ont besoin d’aide. Sans obligations, ni les contraintes liées à un emploi.
Je vous raconte mon parcours associatif
Je suis bénévole dans plusieurs associations
Je suis membre fondatrice et présidente de l’association Ti Yab Lé O située à la Chaloupe St Leu. C’est une association de mamans célibataires; on fait de la pratique du tai-chi et de la couture, des sorties bus pour les familles isolées et animation de groupes de parole sont au programme.
De ces groupes de parole est née notre troupe de théâtre ” Bardzour fanm”. Nous avons d’ailleurs pu organiser des représentations à l’observatoire de violences faites aux femmes en Seine St-Denis.
Cela m’a permis de faire la rencontre du CEVIF (Collectif pour l’Élimination des Violence Intra-familiales). Ce collectif a fait confiance à notre troupe de théâtre de mamans lors d’ateliers de sensibilisation dans des collèges et des lycées en racontant les expériences et parcours de vie.
J’y été agent de prévention pendant 6 mois en 2021. J’y suis désormais bénévole.
J’ai connu ATD quart Monde il y a une vingtaine d’années lors d’une journée familiale où les gens de tout l’île se rencontraient pour partager leurs difficultés et faire des activités ensemble.
Cette association me donne de la force, elle est comme ma deuxième famille.
J’ai connu le GTE6 par le biais d’associations. J’ai pu participer à quelques réunions et travaux et j’ai même pu participer à des formations
Quelles sont mes thématiques d’intérêt (ce qui me tient à cœur) ?
Je suis particulièrement intéressée par la lutte contre l’exclusion et l’isolement social, le droit au logement pour tous.
Je trouve aussi essentiel de donner la parole aux personnes concernées.
Concernant le GTE6
Mes attentes: Pouvoir transmettre la parole, les attentes et les besoins des personnes en difficultées et directement concernées par les dispositifs mis en place.
Mes apports: Mon expérience dans les difficultés rencontrées par les personnes dans les démarches administratives, puisque œuvrant au contact de personnes en précarité et pauvreté.
Ce que peut m’apporter le GTE 6: Développer mon réseau de partenaires, rencontrer d’autres acteurs qui travaillent sur mes sujets d’intérêt, un outillage pour mes pratiques bénévoles.
crpa
Hubert RANDRIAMAHOLY
Délégué CRPA Réunion 2022, d’origine Malgache, il témoigne de la grande précarité et souhaite lutter contre la pauvreté et les injustices sociales.
Je m’appelle Hubert, j’ai 59 ans. Je vis à Saint-Denis. Je suis délégué au Conseil Régional des Personnes Accueillies et Accompagnées (CRPA) depuis décembre 2021.
Je vous raconte mon parcours En 1998, j’ai quitté Madagascar pour suivre des études de cuisine à Lyon. En 2004, je suis venu vivre à La Réunion chez mon frère. Suite à une exclusion de sa part, j’ai vécu dans la rue de 2004 à 2008. En 2008, je me suis retrouvée en pension «marron» à Saint-André. J’y ai vécu durant 12 ans avec 24 autres personnes. J’y ai été exploité, extorqué, victime d’exclusion et de ségrégation. En 2020, suite à la fermeture de la pension marron, j’ai eu un accompagnement dans un logement autonome par la PALI (Plate-forme d’appui au Logement Inclusif). Aujourd’hui je suis totalement autonome avec mon logement et un travail mais je sais qui contacter en cas de besoin. J’ai connu le CRPA lors d’une rencontre à la journée de Réhabilitation psychosociale du CREAI en novembre 2021. Une déléguée CRPA, la chargée de mission et moi avons échangé et j’ai tout de suite eu envie de devenir délégué pour porter la parole des personnes en difficulté.
1. Mes thématiques d’intérêt (ce qui me tient à cœur):
Ce qui me tient à cœur c’est de témoigner de l’enfer des pensions marron.
De faire connaître la PALI et d’expliquer mon parcours logement réussi grâce à eux.
Moi, j’aimerai lutter pour ceux qui sont encore à la rue. Porter leur voix et leur faire connaître ce qui existe pour sortir de la rue et avoir un logement.
Je suis aussi intéressé par la lutte contre les discriminations, par exemple les étrangers qui vivent ici et qui sont mal traités car ils ne sont pas considérés.
2. Ce que j’envisage de faire durant mon mandat de délégué CRPA (mes engagements) ?
Je m’engage à:
30 avril 2026
29 avril 2026
28 avril 2026