27 février 2026
2 mars 2026
Depuis son adoption le 7 février 2022, la loi « relative à la protection des enfants » dite loi « Taquet » porte une promesse forte : mettre fin aux « sorties sèches » de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) en garantissant un accompagnement jusqu’à 21 ans. Pourtant, les résultats de la 4e enquête nationale du collectif Cause Majeur !, dont la FAS est membre, montrent que la réalité est encore loin de l’objectif fixé par la loi.
L’enquête menée cette année auprès des professionnel·les du secteur tire la sonnette d’alarme. La protection des jeunes majeurs reste aujourd’hui inégale, fragile et trop souvent interrompue. En moyenne, l’accompagnement s’arrête à 19 ans et 10 mois, laissant de nombreux jeunes sans solution bien avant l’échéance légale des 21 ans. Une étude menée par le collectif Cause Majeur ! a pourtant démontré qu’accompagner les jeunes majeur·es protégées serait un gain pour la société, y compris financier.
Cette année, 26 % des professionnels signalent que des jeunes n’ont plus de référent ASE, contre 7 % l’an dernier. Ce manque de suivi humain, ajouté aux tensions budgétaires et aux conséquences de la loi immigration de 2024, aggrave les ruptures de prise en charge.
Une situation qui touche d’abord les plus vulnérables, notamment les anciens Mineurs Non Accompagnés (MNA). Seul un quart des répondants estime qu’ils bénéficient de la même qualité d’accompagnement que les autres jeunes, illustrant une solidarité à plusieurs vitesses selon le profil ou le département.
Face à ces constats, le collectif Cause Majeur ! appellent à un sursaut. Il ne s’agit plus seulement de légiférer, mais de donner aux départements les moyens financiers et humains de leurs missions.
Les recommandations du collectif :