29 janvier 2026
30 janvier 2026
Aux côtés de nombreux acteurs engagés pour la défense des droits des personnes étrangères – Amnesty International, la CGT, la CFDT, France Terre d’Asile, Coallia, La Cimade, Forum réfugiés, Emmaüs Solidarité, Groupe SOS Solidarité, Secours Catholique, Aurore, JRS France – La FAS réalise une vidéo pour dénoncer les dysfonctionnements persistants de la plateforme ANEF (Administration Numérique pour les Étrangers en France).
Présentée comme un outil de simplification des démarches administratives, l’ANEF est devenue un facteur de précarisation pour de nombreuses personnes étrangères.
La dématérialisation des procédures, lorsqu’elle est imposée sans accompagnement humain ni solutions de recours efficaces, n’améliore pas le service public. Au contraire, elle l’éloigne de sa mission.
Blocages informatiques, dossiers inaccessibles, absence de réponses de l’administration, impossibilité de corriger une erreur ou d’obtenir un rendez-vous en préfecture : ces problèmes ne relèvent pas de situations marginales. Ils affectent massivement des personnes pourtant en situation régulière.
Les conséquences sont immédiates et graves : suspension du droit au travail, perte de revenus, ruptures de droits sociaux, mises en danger du logement et des parcours d’insertion. L’outil censé sécuriser les démarches administratives devient un point de rupture dans les parcours de vie.
Les personnes concernées font leurs démarches, respectent les procédures et souhaitent s’inscrire durablement dans la société. Contrairement aux idées reçues, les difficultés rencontrées ne sont pas le résultat d’un défaut d’intégration ou de volonté. Ce sont les défaillances du service public numérique qui fragilisent les personnes et les placent dans des situations d’irrégularité administrative qu’elles n’ont pas choisies.
À travers cette vidéo, nous appelons à une remise en question profonde du fonctionnement de l’ANEF et, plus largement, des modalités de dématérialisation des politiques publiques.
Un service public digne de ce nom doit être : accessible, fiable, humain et respectueux des droits fondamentaux.