02 janvier 2026
5 janvier 2026
Par une ordonnance rendue le 31 décembre, le juge administratif a suspendu l’arrêté municipal pris par le Maire de Nevers visant à restreindre la mendicité dans l’espace public. Cette décision marque une étape importante après plus d’un an de mobilisations, de travail juridique et de plaidoyer portés par la Fédération des acteurs de la solidarité Bourgogne-Franche-Comté, aux côtés d’associations locales et de partenaires nationaux.
Dès la publication de l’arrêté ainsi que des arrêtés précédents, notre Fédération avait alerté sur ses conséquences pour les personnes en situation de grande précarité, en particulier celles déjà éloignées des dispositifs de droit commun. Une lettre ouverte avait été adressée au maire de Nevers, appelant à privilégier des réponses structurelles, respectueuses des droits fondamentaux, plutôt que des mesures de restriction de l’espace public. Cette démarche collective visait à ouvrir le dialogue et à formuler des propositions alternatives, notamment en matière d’hébergement, d’accompagnement social et de logement.
La décision du tribunal ne constitue pas une réponse définitive aux difficultés rencontrées sur le territoire. Elle ne met pas fin aux situations de pauvreté, de rue ou d’exclusion, et elle ne saurait, à elle seule, répondre aux enjeux complexes de cohabitation dans l’espace public. En revanche, elle rappelle un principe essentiel : les politiques locales de lutte contre la précarité ne peuvent s’affranchir du cadre juridique et des droits des personnes.
Pour la Fédération, cette décision est avant tout un signal. Celui que le droit reste un levier, que le dialogue est toujours possible et que des alternatives existent. Elle conforte la nécessité de travailler sur le temps long, en associant les collectivités, les associations et les personnes concernées, pour construire des réponses durables, fondées sur l’accès aux droits, le logement et l’accompagnement.
La Fédération restera pleinement mobilisée aux côtés des acteurs du territoire pour poursuivre ce travail. L’enjeu n’est pas seulement de contester des mesures inadaptées, mais bien de contribuer à l’émergence de politiques locales plus justes, plus efficaces et plus respectueuses de la dignité des personnes.
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