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Quand l'argent de la lutte contre la pauvreté part dans les caisses des banques...

calcul.jpgA la fin du mois de mai, une trentaine d'associations de solidarité auront versé 150.000 € d'agios à leur banque ! La cause : plusieurs mois de retard dans les versements de fonds publics. En conséquence, les associations ont dû demander des avances aux établissements bancaires et payer des frais financiers. Sachant qu'il existe plusieurs milliers d'établissements d'accueil et d'hébergement en France, la facture totale risque de porter sur des sommes considérables.

Ce sont 150.000 € qui étaient destinés aux actions d'accompagnement des personnes en situation d'exclusion sociale et qui vont aller directement enrichir les banques.

Pourtant, en juin 2010, le secrétaire d'Etat chargé du logement, Benoist Apparu, avait insisté sur la nécessité de « transparence, de visibilité, de sécurisation des opérateurs associatifs » (1). « En 2011, vous serez payés au début de l'année et vous saurez de quel budget vous disposerez pendant l'année ». En réalité, nous sommes fin mai, certaines associations n'ont rien reçu depuis 5 mois et envisagent des licenciements.

Ces dysfonctionnements de l'Etat sont peut-être liés pour une part au logiciel Chorus qui équipe l'administration, qui a coûté une fortune et est incapable de payer les factures des prestataires et des associations.

Ils interrogent aussi sur l'efficacité de l'Etat qui ne parvient pas à s'appliquer à lui-même ses propres textes : ces retards de paiement sont en contradiction avec l'article R 314-107 du Code de l'action sociale et des familles : « La dotation globale de financement est versée à l'établissement ou au service par fractions forfaitaires égales au douzième de son montant. Le versement de chaque fraction est effectué le vingtième jour du mois ou, si ce jour n'est pas ouvré, le dernier jour ouvré précédant cette date ».

Enfin, ils viennent s'ajouter aux réductions budgétaires décidées par le gouvernement pour l'hébergement et la lutte contre l'exclusion (- 2,9 % en 2011 / 2010). Or, la crise a plongé un grand nombre de personnes dans la pauvreté et l'action des associations est plus nécessaire que jamais.

Et combien d'autres associations sont dans cette situation ?
Combien d'agios versés aux banques au détriment de la lutte contre la pauvreté ?

Contact FNARS  - Sylvaine VILLENEUVE (01 48 01 82 32 / 06 63 66 11 24).

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