SAVE THE DATE - 19 mars 2020 - Journée de réflexion sur l'accueil et l'accompagnement des personnes LGBTIQ

La Fédération des Acteurs de la Solidarité Ile-de-France a engagé, en 2019, un travail d’étude sur l’accueil et l’accompagnement des personnes Lesbiennes, Gaies, Bies, Trans, Intersexuées et Queer dans l’hébergement, avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre.

Copilotée par des représentant-e-s des associations Aurore, Le Refuge, Acceptess-T, Espace Santé Trans, ARDHIS, Basiliade, SOS Homophobie, et le Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, cette étude menée auprès de professionnel.le.s intervenant dans l’hébergement et de personnes hébergées a permis de dresser un état des lieux de l’accueil des personnes LGBTIQ dans l’hébergement généraliste, et d’envisager des perspectives pour un meilleur accompagnement de ces publics.

La Fédération des Acteurs de la Solidarité Ile-de-France vous invite à une journée de restitution et de réflexion à destination des professionnel.le.s et bénévoles du secteur Accueil Hébergement Insertion

Jeudi 19 mars 2020
9h - 17h
Lieu annoncé lors de l’inscription, dans le 13e arrondissement

Inscrivez-vous dès à présent au lien suivant :
https://forms.gle/uwWL2AK2dE16tPCK8

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Des nouvelles de l’étude sur l’accueil et l’accompagnement des personnes LGBTIQ dans l’hébergement

La Fédération des Acteurs de la Solidarité Ile-de-France / FASFASFédération des acteurs de la solidarité IdF a lancé en septembre 2019 une étude sur l’accueil et l’accompagnement des personnes LGBTIQ (lesbiennes, gaies, bies, trans, intersexuées et queer) dans le secteur de l’AHIAHIAccueil hébergement insertion – Accueil, Hébergement, Insertion. Une journée d’étude et de restitution est prévue pour mi-mars 2020, la date et le lieu de cette rencontre seront communiqués très prochainement.

Tout d’abord, nous souhaitons remercier toutes les personnes ayant participé à l’étude. Nous avons réalisé 30 entretiens qualitatifs semi-directifs avec des auxiliaires de vie sociale, des travailleur.euse.s sociaux.ales, des chef.fe.s de service, des directrices et des directeurs de centres d’hébergement, des coordinateur.rice.s de maraudes professionnelles, des coordinateur.rice.s du 115115Numéro d’urgence sociale anonyme et gratuit pour les sans-abri, des SIAOSIAOSystème intégré d’accueil et d’orientation, des chargé.e.s d’observation sociale, et avec 15 personnes LGBTIQ hébergées.

Cet audit a permis d’identifier une réelle demande de la part des professionnel.le.s du secteur de formations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. En effet, il semblerait qu’il existe un manque d’outillage et une absence de protocole pour permettre un accueil bienveillant et sécurisant, et un accompagnement plus adapté pour les personnes lesbiennes, gaies, bies, transgenres, intersexuées et queer dans l’hébergement généraliste.

Les équipes sociales ont confié se sentir mal à l’aise pour évoquer les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre et avoir du mal identifier les partenaires spécialisés, leur donnant parfois l’impression de ne pas être en mesure d’accompagner les publics au regard de leurs besoins spécifiques. Les équipes d’accueil, elles, ont fait part du manque d’informations pour répondre avec réactivité aux comportements violents et discriminants dans le collectif. Les chefferies de service et directions ont pour leur part parfois avoué leur difficulté à concilier le principe d’inconditionnalité avec une tolérance zéro pour les LGBTphobies.

Si les personnes LGBTIQ hébergées notent globalement les efforts des équipes dans les centres pour bien les recevoir et les accompagner, la plupart d’entre elles témoignent de leurs difficultés au quotidien, les discriminations et les violences subies dans le collectif, qu’elles soient identifiées comme « LGBTIQ » ou non. Il existe pourtant de nombreux points d’amélioration qui seront adressés sous forme de préconisations à l’ensemble de nos adhérent.e.s pour favoriser l’accueil et l’accompagnement des personnes LGBTIQ et faire des structures d’hébergements généralistes des lieux inclusifs pour toutes et tous.

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Lancement de l'enquête "Une nuit donnée" dans le dispositif hivernal en Île-de-France - 30 au 31 janvier 2020

La DRIHLDRIHLDirection régionale et interdépartementale de l’Hébergement et au Logement en lien avec la FASFASFédération des acteurs de la solidarité-IdF, renouvelle l'enquête "une nuit donnée" dans les structures de renfort hivernal.

Sont concernés par l'enquête les centres d'hébergement, les abris de nuit et les gymnases franciliens, qu'ils soient de renfort hivernal continu (places classiques) ou exceptionnel (places de renfort ponctuel) ainsi que les structures pérennes dans lesquelles sont distinguées les places hivernales. Pour ne pas fausser la comparaison entre années, les places grand froid sont exclues du champ de l'enquête ainsi que les places du dispositif hôtelier.

Pour stabiliser le périmètre des structures à enquêter nous vous proposons que seules les structures ouvertes depuis au moins le 27 janvier soient enquêtées.

L'enquête aura lieu la nuit du 30 au 31 janvier 2020

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Semaine des pensions de famille - 25 au 29 mai 2020

Les pensions de famille et résidences accueil sont des outils majeurs du Logement d’abord. Elles permettent la sortie de rue dans des conditions dignes et pérennes pour des centaines de personnes chaque année.

Afin de développer les pensions de famille et d’arriver à l’objectif de 10 000 places supplémentaires ouvertes sur la période 2017-2022, des réseaux associatifs se mobilisent pour améliorer l’image et la notoriété du dispositif, notamment auprès des élus et des riverains, en y associant les personnes logées en pension elles-mêmes.

Ainsi, l’Unafo, la Fondation Abbé Pierre, la Fédération des acteurs de la Solidarité, Soliha, la Fapil et Habitat et Humanisme mettent en place la 1ère Semaine nationale des pensions de famille, qui aura lieu du 25 au 29 mai 2020. Cet événement se fait avec le soutien de l'Etat et en partenariat avec l'Union Sociale pour l'Habitat.

L'objectif est de concentrer un grand nombre d'événements durant cette semaine. Toutes les initiatives sont les bienvenues : portes ouvertes avec visites, repas partagés, activités culturelles, inaugurations, conférences-débats… afin de démontrer l’utilité sociale de ce dispositif et donner une image positive et valorisante des habitants.

Pour vous aider, nous allons réaliser un « kit », qui comprendra notamment, un spot de 20 secondes, des affiches, une plaquette, une vidéo plus longue d’interviews d’habitants, riverains, élus, hôtes, bailleur… (qui pourront être découpées), et un guide qui vous permettra d’organiser si vous le souhaitez des portes ouvertes (organisation, planning, relations presse…). Nous pouvons bien entendu vous appuyer dans vos démarches si besoin

Nous allons également réaliser un site internet qui permettra de recenser et mettre en valeur toutes les opérations réalisées durant cette semaine.

Si vous être intéressés par cette démarche et si vous souhaitez vous mobiliser nous vous proposons de nous faire remonter vos propositions de projets via ce questionnaire https://forms.gle/u6hr4A2N1yew7EYb6  avant le 14 février.

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Lettre ouverte au Préfet de Paris et de l’Ile-de-France : Pour un hébergement d’urgence respectueux de la dignité des personnes

Lettre ouverte au Préfet de la région Ile-de-France

29 octobre 2019

Monsieur le Préfet,

Chaque année, nos associations sont sollicitées par les services de l’État pour ouvrir des places d’hébergement d’urgence pendant la période hivernale. Ces places d’hébergement sont par nature temporaires et relèvent d’une gestion « au thermomètre » du sans-abrisme à laquelle le secteur associatif est opposé. L’ouverture d’une partie d’entre elles est déclenchée en fonction des conditions météorologiques. Quant à la décrue du dispositif, elle dépasse chaque année la date du 31 mars sans pour autant empêcher des remises à la rue. Nous nous félicitions qu’une partie des places d’hébergement ouvertes pendant l’hiver soit finalement pérennisée par l’État, mais la décision intervient en fin de période hivernale et avec une anticipation insuffisante. Ces ouvertures et fermetures saisonnières génèrent, entre autres inconvénients, des coûts importants parfois supérieurs à ceux de l’hébergement pérenne1. L’année dernière, seulement 2 200 des 6 000 places d’hébergement ouvertes pendant la campagne hivernale en Ile-de-France ont été maintenues.

Cette année, encore plus que précédemment, la campagne hivernale se déroulera dans un contexte de tension dans notre secteur. Ainsi, nous constatons d’ores et déjà une saturation du dispositif malheureusement inédite. Pendant la semaine du 14 au 20 octobre, dans le département de la Seine-et-Marne, 362 personnes à la rue ont sollicité le « 115115Numéro d’urgence sociale anonyme et gratuit pour les sans-abri » sans se voir proposer d’hébergement d’urgence. Dans la même période, dans le département de Seine-Saint-Denis, ce sont 562 personnes, dont 398 en famille, qui ont été confrontées à la même absence de réponse adaptée. À Paris, rien que le 7 octobre, 1 648 personnes sont restées à la rue, dont 1 514 en famille. Notons que ces chiffres ne reflètent que les demandes exprimées et sous-estiment donc largement la réalité. Alors que l’absence de logement ou d’hébergement est en soit une vulnérabilité qui justifierait une prise en charge, bon nombre des personnes vivant à la rue, notamment les hommes isolés, ne sollicite plus le « 115115Numéro d’urgence sociale anonyme et gratuit pour les sans-abri ». Ces personnes n’étant pas considérées comme « prioritaires », leur probabilité d’accéder à un hébergement est quasi nulle.

À cette explosion de la demande, il faut ajouter une difficulté à faire progresser l’offre d’hébergement. Le bâti disponible est de plus en plus rare et difficile à capter. Les associations sont contraintes de se tourner vers des locaux dont la fonction initiale (bureaux, parkings, …) impose des travaux significatifs pour être adaptés à l’hébergement. Le risque est que ce contexte de tension se traduise par des conditions d’ouverture de places d’hébergement difficilement compatibles avec les droits fondamentaux, la dignité des personnes et les obligations légales inscrites dans le Code de l’action sociale et des familles.

Nous avons déjà regretté lors de la précédente campagne hivernale que les conditions d’ouverture n’aient pas été satisfaisantes. Il nous parait inquiétant et inacceptable que, sous le prétexte de l’urgence, l’hébergement dont la finalité est l’inscription dans un parcours d’insertion soit transformé en mise à l’abri à vocation simplement humanitaire et ce, sans même que des solutions de sorties vers des dispositifs adaptés ne soient élaborées.

Nous sommes convaincus qu’il est possible, même dans le contexte actuel, d’assurer une campagne respectueuse de la dignité des personnes et répondant aux exigences de l’action sociale.
Si nous saluons la mise en place par les services de l’État d’un cahier des charges pour l’ouverture des places hivernales, nous déplorons son manque d’élaboration avec le secteur. Nous proposons de retravailler avec vos services son contenu et les modalités de financement des places d’hébergement (du point de vue quantitatif et qualitatif, il importe notamment de dissocier les coûts du bâti de ceux de l’accompagnement).

Il nous parait par conséquent indispensable que le cahier des charges et les financements de l’État garantissent l’ouverture de places d’hébergement d’urgence répondant aux conditions minimales suivantes qui reprennent celles co-construites avec vos services dans le cadre de l’élaboration récente du guide de l’AFFIL sur l’hébergement intercalaire :

  • Une ouverture 24h/24 des lieux d’hébergement ;
  • Un hébergement qualitatif (fenêtres, lits dans des chambres…) ;
  • Une continuité de l’hébergement qui exclue les remises à la rue ;
  • Établir un projet social accompagnant le projet d’installation de la structure ;
  • Réaliser une évaluation médicale et sociale des personnes accueillies ;
  • Alimenter ou permettre l’accès à l’alimentation des personnes hébergées ;
  • Procurer un accès à l’hygiène sur le site (eau chaude, douches, toilettes…) ;
  • Assurer la sécurité sur le site 24h/24 ;
  • Assurer l’entretien, la maintenance et la mise en état des lieux ;
  • Assurer l’accès aux premiers secours (défibrillateur + formations) ;
  • Le cas échéant, mobiliser des moyens d’interprétariat : permettre l’accès à une information comprise par les personnes ;
  • Mettre en œuvre un accompagnement social permettant l’accès aux droits, à la santé et les démarches en vue de favoriser la sortie vers une solution adaptée ;
  • Mettre en place des règles de vie et une contractualisation avec les personnes hébergées ;
  • Favoriser l’intégration des personnes dans le quartier : journées portes ouvertes, liens avec les acteurs socioculturels du quartier, les équipements…

L’implication de tous est nécessaire. Dans ce cadre, nous attendons des collectivités locales une mobilisation afin que les personnes hébergées puissent bénéficier d’une domiciliation et d’un accompagnement social mais également qu’elles soient facilitatrices de l’installation de nouvelles structures sur leur territoire.

La mobilisation du bâti disponible nécessite l’engagement des associations, des collectivités locales, des bailleurs et de l’État. Le pilotage de cette mission de mobilisation du bâti doit selon nous être menée, a minima au niveau régional dans une logique de solidarité territoriale, par les services de l’État.

Enfin, les tensions que nous connaissons en Ile-de-France rendent impérative la mise en œuvre à l’échelle régionale d’un comité de suivi pérenne permettant :

  • D’anticiper collectivement les ouvertures et fermetures de places liées à l’hébergement intercalaire et saisonnier, tout en privilégiant l’ouverture de places d’hébergement pérenne ;
  • D’assurer une continuité de l’accueil pour les personnes accueillies.

En conclusion, nous réaffirmons notre mobilisation à vos côtés pour l’hébergement de toute personne à la rue sans opposition des publics et des vulnérabilités. Nous rappelons nos attentes en matière de fluidité de l’hébergement vers le logement et sommes convaincus que l’urgence de l’hiver n’est pas incompatible avec un accueil digne des personnes à la rue et un plein respect de leurs droits.

Arthur ANANE

Président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité IdF

 

1Guillaume Arnell et Jean-Marie Morisset,Rapport d’information fait au nom de la commission des affaires sociales sur le financement public des opérateurs de l’hébergement d’urgence, rapport n°164, sessions ordinaire 2018-2019 : « […] le coût d’une place hivernale, qui doit amortir les travaux et aménagements réalisés, peut s’avérer très supérieur à celui d’une place pérenne en centre d’hébergement, alors que les conditions d’accueil sont bien moins favorables. »

 

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