"Ma santé est un droit" - Tout le monde devrait pouvoir bénéficier d'une couverture maladie

TW sante 171012

 

Alors que la stratégie nationale de santé et que les budgets santé 2018 sont en cours d’élaboration, la Fédération lance sa campagne « Ma santé est un droit ». Avec une newsletter thématique par semaine pendant un mois, la campagne reprendra les messages forts du plaidoyer santé de la Fédération et sera l’occasion de présenter ses outils à destination des personnes :

  • un observatoire santé pour que les personnes précaires signalent les refus de soins
  • une affiche, à apposer dans l’ensemble des associations accueillant du public, pour informer les personnes de l’existence de l’observatoire et des recours existants en matière de refus de soins des professionnels de santé.

La Fédération a plus que jamais besoin de vos remontées d’informations avant jeudi 30 novembre afin de défendre au mieux l’accès à la prévention et à la santé des personnes les plus précaires.

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TOUT LE MONDE DEVRAIT POUVOIR BÉNÉFICIER D’UNE COUVERTURE MALADIE

En 2017 en France, selon le Fonds CMUCMUCouverture Maladie Universel-C, encore 5 millions de personnes en situation de précarité n’ont pas de couverture maladie, alors même qu’elles pourraient y prétendre.

Même s’il existe des dispositifs favorisant l’accès aux soins de toutes et tous, telles la protection universelle maladie (PUMaPUMaProtection Universelle Maladie), les aides à la complémentaire santé (Aide à la complémentaire santé, Couverture maladie universelle complémentaire), ou encore l’aide médicale d’État (qui n’est pas rattachée à l’Assurance maladie), un nombre important de ces personnes, souvent parmi les plus précaires, n’accède en définitive pas aux soins.
Ce phénomène s’explique par le très fort taux de non recours aux prestations existantes : un tiers de personnes éligibles ne recourent pas à la CMUCMUCouverture Maladie Universel-C et deux tiers à l’ACS. La complexité des démarches administratives est l’une des principales raisons de ce non recours aux droits : difficulté de fournir un certain nombre de pièces justificatives, informations qui varient d’un interlocuteur à l’autre en Caisses primaire d’assurance maladie (CPAM), mauvais accueil des personnes en situation d’exclusion, méconnaissance des recours à engager, durée de maintien des droits variable, dématérialisation des démarches etc.)

Concernant les bénéficiaires de l’AMEAMEAide médicale de l'État (personnes ayant des revenus inférieurs à 720 euros par mois), ils ne sont pas intégrées à l’Assurance maladie et n’ont donc pas de carte vitale, alors même qu’ils ont des besoins d’accès aux soins similaires à ceux des personnes en précarité, notamment en raison de leurs conditions de vie et/ou de leurs parcours migratoires.

La co-existence de deux systèmes distincts impose de réfléchir à des solutions de simplification pour un meilleur accès aux soins. Nous proposons donc la mise en œuvre d’une politique volontariste de simplification et de fusion des prestations, via l’accès à la PUMaPUMaProtection Universelle Maladie et à la complémentaire santé pour tous.

N’avoir plus qu’une prestation rendrait le système d’accès à la couverture maladie plus lisible pour les personnes, les professionnels de santé et les gestionnaires de prestation, facilitant ainsi l’accès aux soins et la lutte contre le non recours. Sous réserve d’avoir accès aux informations nécessaires pour ouvrir ou renouveler leurs droits, les personnes pourraient alors s’inscrire plus facilement dans un parcours de soins de proximité, sans recourir aux urgences ou à des séjours d’hospitalisation de longue durée dus à un retard dans le recours aux soins. Les économies engendrées par la suppression de deux régimes distincts, quant à elles, ne seraient évidemment pas négligeables.

Permettre à toutes les personnes en situation de précarité d’avoir accès à la PUMaPUMaProtection Universelle Maladie et à une complémentaire santé serait un signe fort en faveur d’un système vraiment inclusif tenant compte des obstacles concrets que rencontrent les personnes les plus fragiles, qui sont aussi les plus exposées aux risques sanitaires.

Pour tout renseignement, contactez :
Marion Quach-Hong - Chargée de mission Santé

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Les 4 newsletters déjà en ligne ou à venir entre octobre et novembre : 

1) Tout le monde devrait pouvoir bénéficier d’une couverture maladie 
2) Tout le monde devrait pouvoir obtenir un rendez-vous médical
3) Tout le monde devrait avoir accès au tiers payant  
4) Tout le monde devrait pouvoir se faire soigner près de chez lui

 

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